Résumé

Zygmunt Gutt Napoléon III et les compensations territoriales de la France (1868)

Faut-il donc absolument que l'on soit chancelier des affaires étrangères pour concevoir que la Prusse, quoique alliée à la Russie depuis un siècle, ne le soit que par un seul chainon? Le lien unique de cette amitié fraternelle, ce sont les provinces de la Pologne écartelée. Mais ces provinces si nécessaires à l'existence de la petite Prusse, deviennent inutiles à l'Allemagne gigantesque, libre, unie, et ne peuvent jamais avec celle-ci (en vertu de quel droit serait-ce donc?) former une intégrité harmonieuse.
Source : Gallica

Zygmunt Gutt Napoléon III et les compensations territoriales de la France (1868)

L'empereur Napoléon a compris que la force, le pouvoir du gouvernement d'un pays quelconque ne dépend pas de la quantité de baïonnettes qui le soutiennent, mais du degré combien les masses le veulent bien reconnaître. — Voyant la France divisée en mille parties et fractions, il résolut de la fondre moralement en une intégrité puissante;.... il résolut de vaincre toutes les parties et nuances qui se déchirent les unes les autres, et de rendre le pays, en tout sens, d'outre en outre, avant tout bonapartiste.
Source : Gallica

Zygmunt Gutt Napoléon III et les compensations territoriales de la France (1868)

Rétablir la Pologne, c'est exclure la Russie du rang des puissances européennes ou, pour le moins, la condraindre que, dorénavant, elle change entièrement de direction, qu'elle délaisse l'Europe, qu'elle se replie et qu'elle dirige ses tendances, prétentions et sa politique de conquêtes du côté de l'Asie qui a le droit de demander des lumières vivifiantes et qui ne les attend que des mains de la Russie.
Source : Gallica

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