Charles Benoist,
Revue des Deux Mondes
“ Le génie est peut-être plus qu’une longue patience, mais une longue patience chez un prince vaut autant et souvent mieux que du génie. Par toutes les transformations que l’Autriche a subies depuis un demi-siècle, par ces mêmes transformations l’esprit de l’Empereur François-Joseph a dû passer. Il avait été élevé en prince qui, le jour où il arriverait au trône, y devait arriver en maître absolu. Une double révolution en Autriche et en Hongrie, une multiple révolution des multiples nationalités avait, par l’abdication de Ferdinand Ier, son oncle, précipité son avènement. ”
