G. Rothan

Élements biographiques

G. Rothan,  Revue des Deux Mondes

“ Je crois à l’unité de l’Allemagne et je la désire comme je désire celle de ma patrie. Je déteste l’empire et la suprématie que la France s’arroge sur l’Europe. Je crois que l’alliance de l’Italie avec la France contre la Prusse, dont les victoires nous ont donné la Vénétie, serait un crime qui imprimerait une tache ineffaçable à notre jeune drapeau. Tout en conservant notre indépendance réciproque pour l’avenir, je pense donc qu’il y a lieu à une alliance stratégique contre l’ennemi commun entre le gouvernement prussien et notre parti d’action. ”
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G. Rothan,  Revue des Deux Mondes

“ L’empereur, en lui imposant à Nickolsbourg la ligne du Mein, croyait s’être prémuni contre la transformation allemande : il s’adonnait au rêve des trois tronçons; mais la ligne du Mein, loin d’entraver l’unité, ne devait servir qu’à la précipiter.
La Prusse, grisée de ses triomphes, pleine de confiance dans ses hommes de guerre et dans l’armement qui lui avait valu la victoire, ne cachait plus ses desseins. Le langage de M. de Bismarck devenait chaque jour plus hautain ; il n’était plus possible de se complaire dans les illusions.
”
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G. Rothan,  La Mission de M. de Persigny à Berlin en 1850

“ Vous croyez que la France est faible parce qu’elle a de mauvaises institutions. Oui ! elle est faible dans la paix, parce qu’à côté de ses mauvaises institutions elle n’a aucun but devant elle ; mais que la guerre éclate, et vous verrez ce qu’il y a de vitalité dans notre nation. Vous connaissez les partis qui attaquent le gouvernement, mais vous ne connaissez pas les masses qui le défendent. Vienne le jour où le nouveau Napoléon appellera la France aux armes, et vous verrez avec quelle facilité tous ces partis qui font tant de bruit seront noyés dans les grosses masses... ”
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