François-Joseph Ier d'Autriche

Définition et enjeux

Portrait de Charles Benoist Charles Benoist Revue des Deux Mondes

Le génie est peut-être plus qu’une longue patience, mais une longue patience chez un prince vaut autant et souvent mieux que du génie.
Par toutes les transformations que l’Autriche a subies depuis un demi-siècle, par ces mêmes transformations l’esprit de l’Empereur François-Joseph a dû passer. Il avait été élevé en prince qui, le jour où il arriverait au trône, y devait arriver en maître absolu. Une double révolution en Autriche et en Hongrie, une multiple révolution des multiples nationalités avait, par l’abdication de Ferdinand Ier, son oncle, précipité son avènement.
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Portrait de Cesare Cantù Cesare Cantù Les trente dernières années (1848-1878… (1880)

L'Autriche n'avait pas visé à ramener des races aussi diverses à l'unité des intérêts et à l'uniformité dans l'administration, jusqu'au moment où Joseph II s'enthousiasma des idées philosophiques de la France avec lesquelles il mécontenta tout le monde. François Ier, suivant le courant de la révolution qu'il détestait, prétexta le besoin de centralisation; dans le traité de Prague (23 août 1806) et dans la diète de Pesth, on fixa la position de ce royaume, mais l'empereur chercha toujours à en rogner les privilèges.
Source : Gallica

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