Cesare Cantù,
Les trente dernières années (1848-1878…
(1880)
“ La poésie avait été le charme de la vie, un moyen d'élever les sentiments, une école de morale et de courtoisie. Aujourd'hui elle a honte d'avoir à célébrer des princes et des Trimalcions; mais la mode la déprave dans les nudités du réalisme. Le beau, quoique distinct du vrai, est, comme lui, un fait divin : on doit l'accepter, sans même qu'on connaisse comment il se produit. Le vrai seul est beau, mais tout vrai n'est pas beau, et il faut le spiritualiser ; ne pas espérer le rencontrer dans des lieux communs, dans une obscénité morbide, dans la trivialité de situations et de langage. ”
