Augustin d’Hippone,
''Œuvres complètes de Saint Augustin''
“ Car si le Verbe s’était confondu avec la chair, Dieu avec l’homme, il aurait pu dire à la vérité : « Mon Père est plus grand que moi », puisque Dieu est plus grand que l’homme ; mais nullement : « Mon Père et moi nous sommes un » ; attendu que l’homme n’est pas une même chose avec Dieu. Tout au plus aurait-il pu s’exprimer ainsi : Mon Père et moi nous ne sommes pas, mais nous avons été un ; car il ne serait plus ce qu’il aurait cessé d’être. Cependant la nature d’esclave qu’il s’est unie lui a permis de dire : « Mon Père est plus grand que moi » ”
