Païénisme

Définition et enjeux

Portrait de Friedrich Melchior Grimm Friedrich Melchior Grimm,  Oeuvres de Fontenelle : études sur sa vie et son esprit (1852)

“ Secondement, l'intention des païens n'était pas tant d'adorer le premier être, la source de tous les biens, que ces êtres malfaisants, dont ils craignaient la colère ou le caprice. Enfin, les démons, qui ont sans contredit le pouvoir de tenter les hommes et de leur tendre des pièges, favorisaient, autant qu'il était en eux, l'erreur grossière des païens, et leur fermaient les yeux sur des impostures visibles. De là vient qu'on dit que le paganisme roulait, non pas sur les prodiges, mais sur les prestiges des démons ”
Source : Gallica

Albert Lecoy de La Marche,  Vie de saint Martin : évêque de Tours… (1895)

“ Et pourquoi, au fond, ce méchant procès, pourquoi ces sympathies mal dissimulées envers les idées païennes, sinon, hélas! pour la raison qui faisait chérir aux païens d'autrefois des superstitions dont ils reconnaissent eux-mêmes l'absurdité, parce que leur culte, suivant un mot profond d'Ozanam, laissait la paix aux vices1 ? Toute la définition du paganisme antique et du néo-paganisme moderne est là : l'un et l'autre sont chers à leurs adeptes parce qu'ils sont la licence; le christianisme leur est odieux parce qu'il est le frein. ”
Source : Gallica

Portrait de Ludwig Feuerbach Ludwig Feuerbach,  Qu’est-ce que la religion ?

“ Mais, dites-vous, comment donc distinguer l’adoration païenne de l’homme par l’homme, de cette adoration chez les chrétiens ? À ceci Je réponds : Le paganisme adore les qualités, le christianisme adore l’essence de l’homme. Les païens grecs et romains déifient un empereur, un héros, un philosophe, un politique, un artiste parce qu’il avait eu des qualités qui paraissaient dignes d’être vénérées ; les païens se gardent bien de déifier ce personnage purement et simplement parce qu’il est homme. ”
Source : Wikisource

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