Paul-Marie Reynaud

Élements biographiques

Portrait de Paul-Marie Reynaud Paul-Marie Reynaud Une autre Chine (1897)

« Il va se tuer, disait-elle, il oublie de manger et ne pense plus à dormir ; il n'a du temps que pour le bon Dieu et les autres. » Modeste, affable, pieux comme un ange, aucune âme ne lui résiste. C'est un plaisir de l'entendre exhorter un mourant, prêcher un païen, parler du bon Dieu et de la religion à tout le monde ; c'est encore plus beau de le voir pratiquer l'humilité, la patience, la miséricorde, le désintéressement et l'oubli de soi-même qu'il porte jusqu'à un pieux excès.
Source : Gallica

Portrait de Paul-Marie Reynaud Paul-Marie Reynaud Une autre Chine (1897)

Non, car elle ne m'avait pas trompé, et, de près, je trouvai la Chine plus belle et meilleure qu'on ne me l'avait montrée de loin. Au milieu de ces païens si mal famés, que d'âmes simples
et honnêtes ! Que de consolations à côté des épreuves, et quelles joies pour tempérer les amertumes !
Peu de missionnaires penseront à me contredire. La Chine est un exil volontaire qu'ils aiment et ils sont bien rares ceux qui le quittent sans regret. Parfois, c'est un sacrifice nécessaire que la santé ou d'autres raisons imposent ; mais combien préfèrent mourir plus tôt ou souffrir plus longtemps !
Source : Gallica

Portrait de Paul-Marie Reynaud Paul-Marie Reynaud Une autre Chine (1897)

C'est un être, pour ainsi dire insaisissable, fermé à tous les sentiments qui impressionnent le plus une âme ; la crainte du châtiment ne l'émeut pas plus que l'espérance de la récompense. Il vit sans préoccupation du lendemain de la mort, rivé aux biens matériels qui lui suffisent, aux intérêts de la terre qui bornent l'horizon étroit de ses désirs. S'il lui arrive de se convertir, il demeurera probablement un chrétien médiocre que les inspirations généreuses de la foi et de la charité ne pourront jamais soulever de son terre à terre.
Or, tels ne sont pas la plupart des Chinois.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature