Juliette Adam,
Le Mandarin
(1860)
“ LES PETITS CHINOIS Lorsque Pé-Kang arrivait dans un salon mille exclamations venues de toutes parts accouraient jusqu’à lui. Le voilà ! c’est le Chinois ! un mandarin ! un petit-fils du prophète ! Le jeune homme était toujours grave, silencieux, attentif. Quand ses grands yeux bleus s’attachaient sur les yeux de son interlocuteur on sentait qu’aucune manifestation intime de l’être ne pouvait lui échapper. L’un des vingt et un préceptes dit : « Regardez un homme dans la pupille de l’œil lorsque vous voulez lui imposer ou surprendre sa pensée. » ”
