Michel Ðú'c Chaigneau

Élements biographiques

Michel Ðú'c Chaigneau Souvenirs de Hué (Cochinchine) (1867)

Là, on a devant soi une estrade pour s'asseoir, comme celle de la grande ouverture de côté; seulement celle-ci est plus coquettement établie; la natte qui la couvre est plus fine, elle est bordée et ne laisse voir ni taches d'encre, ni figures grotesques, ni grossiers barbouillages, comme il y en a sur l'autre, qui est livrée aux enfants pendant les heures d'étude. On y voit, de plus, un plateau avec la boîte à bétel, deux coussins carrés en damas de soie, et un crachoir en argent.
Source : Gallica

Michel Ðú'c Chaigneau Souvenirs de Hué (Cochinchine) (1867)

Les amphitryons se tiennent respectueusement, quelques instants, devant les tablettes de famille, pour assister à ce repas imaginaire des esprits des parents, puis ils
retournent près des gens de la noce pour les inviter à passer dans la salle du festin. Toute la société s'y rend avec empressement; en un instant l'estrade est envahie, et chaque convive s'y assied devant chaque bol de riz, les hommes en se croisant les jambes, les femmes en les ployant en arrière.
Source : Gallica

Michel Ðú'c Chaigneau Souvenirs de Hué (Cochinchine) (1867)

Le soir, dans chaque maison, il y a réunion de famille et un grand repas, auquel prennent part les parents les plus rapprochés, et dans lequel les ancêtres ne sont pas oubliés. Les mets sont servis sur des estrades, et, avant de commencer le repas, les convives laissent écouler quelques instants, afin que les ombres des parents décédés puissent venir respirer à leur aise l'odeur des mets qui sont préparés. Pour les aider à vivre honorablement dans l'autre monde, on brûle, avant de s'asseoir, un nombre plus ou moins grand de
de cette manière de saluer, qui leur paraissait trop humiliante.
Source : Gallica

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