Albert Viviès, L'âme de la Cochinchine (1924)
“ L'AME DE LA COCHINCHINE 77 de cette terre, j'ai noté le frisson que commencent de lui donner la fièvre d'activité, la trépidation qui l'agitent, c'est pour te montrer ce peuple avide de s'élancer dans le tourbillon qui entraîne le monde. Le Français de Cochinchine n'est plus et ne peut plus être seulement l'artiste qui contemple une humanité sortant lentement et comme à regrets du sommeil en conservant ses dieux et ses rêves. Il doit agir et l'Annamite le suit, emporté malgré lui, mais invinciblement, par cette frénésie d'action qui semble bien être l'expression de l'âme moderne. ”
