Mekong

Définition et enjeux

Portrait de Henri Mouhot Henri Mouhot,  Voyage dans les royaumes de Siam…

“ Le Mékong y est beaucoup plus large que le Ménam à Bangkok, et c’est avec un bruit pareil à celui de la mer et l’impétuosité d’un torrent qu’il se fraye un chemin entre de hautes montages qui semblent avoir peine à le contenir dans son lit.
Les rapides se succèdent de distance en distance depuis Paklaïe jusqu’à Luang-Prabang, que l’on n’atteint qu’après dix à quinze jours d’une marche pénible.
La vue de ce beau fleuve fit sur moi le même effet que la rencontre d’un ami ; c’est que j’ai bu longtemps ses eaux ; c’est une vieille connaissance ; il m’a longtemps bercé et tourmenté.
”
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Portrait de Henri Mouhot Henri Mouhot,  Voyage dans les royaumes de Siam…

“ Dans le journal que j’ai tenu lors de mon voyage au Cambodge, j’ai dépeint le Mékong comme un fleuve imposant, mais monotone et manquant presque totalement de pittoresque. Ici, la différence est grande. Dans les endroits les plus resserrés, il a encore plus de mille mètres de largeur, et partout il se trouve encaissé entre de hautes montagnes d’où découlent des torrents qui, de cascade en cascade, lui apportent leur tribut : c’est comme un excès de grandeur et de richesse. ”
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L.-M. de Carné,  Exploration du Mékong

“ Quant au Mékong, il a disparu. Nos barques s’engagent dans un défilé large de 10 mètres où nous sommes étourdis par le fracas des eaux. C’est là tout ce que, enfermés entre deux murailles de rochers, nous pouvons découvrir d’un fleuve auquel nous avons vu plus bas une largeur de plusieurs lieues. Au-delà de ces rapides, le Mékong s’épanouit de nouveau dans un lit dégagé d’obstacles apparens. Nos pirogues n’en donnent pas moins contre des bas-fonds qui forcent souvent nos hommes à se mettre à l’eau. Plus loin, les bancs de sable, les îles et les îlots reparaissent. ”
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