Henri d' Orléans

Résumé

Henri d' Orléans Autour du Tonkin (1894)

Plus loin, sur la terrasse d'une maison, une autre jeune fille cause avec son amoureux; une petite lampe les éclaire, et ils font la dînette, ou se préparent, l'un à l'autre, des chiques de bétel. Peut-être deviseront-ils ainsi la nuit pendant plusieurs mois, échangeant simplement leurs sentiments avant d'arriver à un dénouement; généralement, un mariage s'ensuit. Sur la place, un homme tient une de ces musiques laotiennes en bambou, ressemblant à un orgue; celle-ci a deux mètres de long et l'artiste en tire des sons graves et doux qui se mêlent à des chants plus faibles.
Source : Gallica

Henri d' Orléans Autour du Tonkin (1894)

Malgré son jeune âge Thou a déjà beaucoup voyagé. Boy à Lang-Son, puis au service de M. Macey, il a parcouru le haut Tonkin, les Sibsongpannas, le Laos. Luang-Prabang est resté dans son esprit comme une sorte de paradis, qu'il désire retrouver; une partie de son coeur y est encore : « Y en a, nous dit-il, congaï aimer beaucoup Thou ». Tout autre est Sao : grand, maigre, le visage anguleux, il est peu communicatif ; très adroit, se tirant bien de ce qu'il fait, mais à ses heures, il est moins commode à mener que son camarade.
Source : Gallica

Henri d' Orléans Autour du Tonkin (1894)

Aujourd'hui, on ne fait que conduire le prince à une pagode qu'il fait construire sur la rive droite et où il offre le thé aux bonzes. A la nuit, la ville retentit de cris, de coups de tamtam, et de musique; on se réjouit en l'honneur de la fête du surlendemain ; nous profitons du clair de lune pour nous promener. Sur les rives, des femmes se suivent, une torche en main, ce sont les chercheuses de cigales; elles attirent les insectes avec la lumière. Dans les rues marchent des groupes de jeunes filles se donnant le bras et chantant en choeur comme sur les bateaux
Source : Gallica

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