Eugène Picanon, Le Laos français (1901)
“ Il n'est nullement étonnant qu'au Laos, la religion ait perdu beaucoup du prestige qu'on trouve en général chez les servants de Bouddha ; la religion a dû tomber dans la fange en même temps que ses représentants. On pourrait presque dire qu'il n'y a plus de religion au Laos, mais des croyances; on n'adore plus le bouddha du beau, on insulte le diable du laid; on ne prie plus aux pieds du dieu du bien, on insulte le diable du mal; les diables, les esprits malfaisants ont remplacé le polythéisme du bouddhisme de Ceylan. ”
