Pierre de Barthélemy

Résumé

Pierre de Barthélemy En Indo-Chine 1894-1895 : Cambodge… (1899)

Saïgon se présente bien comme une ville française, élégante et gaie ; la foule envahit le paquebot, on s'embrasse, on se serre les mains : nous ne connaissons personne : ce que nous avons de mieux à faire, c'est de chercher prosaïquement à nous loger.
Saïgon, dit Pétrus-Ky est un mélange de deux mots chinois et annamites : Saï - (chinois) qui veut dire bois, et Gôn (annamite) qui est le nom de la ouate ou du ouatier.
Source : Gallica

Pierre de Barthélemy En Indo-Chine 1894-1895 : Cambodge… (1899)

On a nommé la ville de Bang-Kok la Venise de l'Extrême-Orient, et ce n'est pas sans raison. Mais, si Bang-Kok est ravissante vue de la Mé-Nam, elle est bien moins attrayante une fois entrés dans la ville. Des canaux malpropres, a demi desséchés et pleins d'une vase puante, passent sous des coûbas en bambous à côté de rues larges et traversées de tramways électriques. La capitale est bien la représentation de ce qu'est le peuple Siamois, une civilisation artificielle cachant une sauvagerie de moeurs et d'idées qui choque à tous les pas l'observateur le moins perspiscace.
Source : Gallica

Pierre de Barthélemy En Indo-Chine 1894-1895 : Cambodge… (1899)

Comme toutes les villes de la Cochinchine, Mytho est élégamment construite, de belles et larges rues la traversent, une superbe avenue ombragée d'arbres énormes permet de se promener sans être incommodé par les rayons du soleil, et c'est avec regret que nous vîmes arriver le paquebot des Messageries fluviales, qui devait nous emmener à Pnom-Penh.
Le Battambang jauge un millier de tonneaux, donnant une vitesse de 10 à 12 noeuds, de faible tirant d'eau. C'est cependant un navire de mer. Notre navire doit être d'un bien bel effet, naviguant ainsi sur les eaux jaunes du large fleuve asiatique.
Source : Gallica

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