Résumé

Vandelet Empire colonial de la France. L'Indo-Chine… (1901)

Sous les arceaux verdoyants d'arbres aux étranges silhouettes, aux feuillages métalliques, qu'ornent des fleurs sans nombre aux parfums pénétrants, on a l'illusion d'une promenade en une serre idéale, et c'est d'un charme exquis.
Saigon est le grand port central de la Cochinchine. Rien ne fait prévoir un déplacement des voies commerciales vers un autre point du Delta ou vers le golfe de Siam.
Saigon n'était certes pas le point idéal à choisir pour la capitale de la Cochinchine d'abord, et, aujourd'hui, de l'Indo-Chine entière (1) .
Source : Gallica

Vandelet Empire colonial de la France. L'Indo-Chine… (1901)

Elle peut donc être pour la France un marché de vente de produits manufacturés nombreux, et en même temps un marché d'achat de nombreuses matières premières et de denrées d'alimentation. Ses belles forêts, ses champs de riz, ses cultures de coton, de thé, de café, de jute, d'épices, et tant d'autres, voilà ce qui doit attirer vers elle l'argent de France. Mais la métropole et la colonie ont égal intérêt à ce que le paiement se fasse en objets manufacturés, tissus, vins, sucres, conserves, outils d'exploitation agricole et d'industrie élémentaire.
Source : Gallica

Vandelet Empire colonial de la France. L'Indo-Chine… (1901)

Sur l'eau d'opale glissent quelques sampans et, à certains détours du fleuve , la dentelle
des bambous se profile, noire, sur le ciel empourpré.
Quand le chemin de fer franchira en quelques heures la distance si longue à parcourir aujourd'hui par le fleuve, on oubliera vite le charme de cette navigation, mais beaucoup la regretteront, j'en suis certain.
La fièvre d'aller vite nous prive de jour en jour davantage d'une foule de plaisirs que les voyages procuraient. La vapeur ne laisse rien admirer à loisir et l'oeil entrevoit à peine les beautés de la nature, de la fenêtre d'un wagon.
Source : Gallica

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