Indochine française, L' Indo-Chine 1906 (1906)
“ Quand on voulait, en outre et d'une manière plus générale, désigner l'Extrême-Orient français, on disait ou l'on écrivait : Le Tonkin. C'était là, difficile à marchander, le prix du sang et des deuils d'expéditions récentes. Un peuple apprend très âprement par coeur et retient surtout le nom des pays où viennent d'aller mourir ses enfants. Il ne venait guère à l'esprit des occupants de Cochinchine de contester, à leurs compatriotes du Tonkin, le profit si chèrement acquis de la réputation d'un nouveau protectorat qui venait accroître le prestige et la fortune de la patrie dans le monde. ”
