Indochine française

Résumé

Indochine française L' Indo-Chine 1906 (1906)

Quand on voulait, en outre et d'une manière plus générale, désigner l'Extrême-Orient français, on disait ou l'on écrivait : Le Tonkin.
C'était là, difficile à marchander, le prix du sang et des deuils d'expéditions récentes. Un peuple apprend très âprement par coeur et retient surtout le nom des pays où viennent d'aller mourir ses enfants.
Il ne venait guère à l'esprit des occupants de Cochinchine de contester, à leurs compatriotes du Tonkin, le profit si chèrement acquis de la réputation d'un nouveau protectorat qui venait accroître le prestige et la fortune de la patrie dans le monde.
Source : Gallica

Indochine française L' Indo-Chine 1906 (1906)

L'autorité française, du reste, n'a-t-elle pas tout intérêt à n'avoir affaire qu'à une population de propriétaires fonciers, au lieu d'un prolétariat agricole qui peut, aux heures de crise, constituer un grave danger? Y a-t-il lieu, pour nous, de faire le miel et de pénétrer nous-mêmes dans la ruche, au risque de troubler, par noire contact ou notre voisinage trop immédiat, l'oeuvre de travail actif et paisible qui, jusqu'ici,nous avait si généreusement donné tout ce dont nous avions besoin, pour payer notre outillage et satisfaire nos fantaisies les plus coûteuses?
Source : Gallica

Indochine française L' Indo-Chine 1906 (1906)

L'Annamite est curieux en effet. On peut croire qu'il commence à nous ressembler, lorsqu'il ne fait que nous imiter, même dans les intentions de notre personnalité morale. Et comme lorsqu'il y a imitation, il y a forcément détachement, il pourrait nous admirer beaucoup, nous comprendre fort bien, et demeurer impénétrable dans sa transformation elle-même. Aussi le but à atteindre n'est-il pas de le faire marcher avec nous sur la route du progrès qui s'enfonce aux siècles de notre histoire, c'est de lui tracer un chemin parallèle.
Source : Gallica

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