Luang Prabang

Définition et enjeux

Le Laos. Dieux, bonzes et montagnes… (1930)

Après les rudes journées passées dans la forêt, après les longues heures écoulées en pirogue, Luang-Prabang (1) produit l’effet d’une apparition.
Jadis ville puissante — ses rois furent un jour les suzerains des rois de Vientiane — haute en couleurs, riche en trésors, opulente en gloire, cité de guerriers et de marchands, prospère par son commerce, souvent ruinée, mais jamais abattue, Luang-Prabang est bâtie au confluent du Mékong et de la Nham-Khan.
Toute en maisons sur pilotis, ainsi qu’une fleur sauvage, elle s’épanouit à l’ombre bleue de ses aréquiers.
Source : Gallica

Mis de Barthélemy En Indo-Chine, 1896-1897, Tonquin… (1901)

Luang-Prabang, ville laotienne, ne rappelle cependant que de fort loin les moeurs des villages qu'on traverse pour l'atteindre. C'est une vie toute nouvelle, toute spéciale, je dirai même toute locale. Il se dégage une impression vive de cette cité, bâtie sur les bords d'un fleuve dont les rives sont distantes de 1,500 mètres, dominée par un coteau bizarre que surmonte une pagode au that doré et qu'habite une population nombreuse, quelque peu disparate, aux moeurs dissolues sans ignominie, à la paresse excusable par la beauté du climat et la richesse des productions naturelles.
Source : Gallica

Portrait de Isabelle Massieu Isabelle Massieu Revue des Deux Mondes

Ces jolies filles de Luang-Prabang vivent sans mérite et sans défaut, doux et charmans animaux, faciles et joyeux comme ce peuple indolent et bien portant, qui n’a de réelle énergie que pour rire, chanter et s’amuser. Un peuple de vrais païens, dont la jouissance et le plaisir sont les dieux ! Jeunes gens et jeunes filles n’aiment rien tant que plaisanter, chanter et parler d’amour.
Source : Wikisource

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