Le Laos. Dieux, bonzes et montagnes… (1930)
“ Après les rudes journées passées dans la forêt, après les longues heures écoulées en pirogue, Luang-Prabang (1) produit l’effet d’une apparition. Jadis ville puissante — ses rois furent un jour les suzerains des rois de Vientiane — haute en couleurs, riche en trésors, opulente en gloire, cité de guerriers et de marchands, prospère par son commerce, souvent ruinée, mais jamais abattue, Luang-Prabang est bâtie au confluent du Mékong et de la Nham-Khan. Toute en maisons sur pilotis, ainsi qu’une fleur sauvage, elle s’épanouit à l’ombre bleue de ses aréquiers. ”
