Résumé

Le Laos. Dieux, bonzes et montagnes… (1930)

Après les rudes journées passées dans la forêt, après les longues heures écoulées en pirogue, Luang-Prabang (1) produit l’effet d’une apparition.
Jadis ville puissante — ses rois furent un jour les suzerains des rois de Vientiane — haute en couleurs, riche en trésors, opulente en gloire, cité de guerriers et de marchands, prospère par son commerce, souvent ruinée, mais jamais abattue, Luang-Prabang est bâtie au confluent du Mékong et de la Nham-Khan.
Toute en maisons sur pilotis, ainsi qu’une fleur sauvage, elle s’épanouit à l’ombre bleue de ses aréquiers.
Source : Gallica

Le Laos. Dieux, bonzes et montagnes… (1930)

Si elle ne livre pas l’âme du Laos, du moins dévoile-t-elle sa vie de grand royaume, qu’elle domine de toute la taille des conquérants Thaïs, dont, il y a des siècles et des siècles, l’invasion roula du Thibet vers le Mékong.
Depuis, ce ne sont que meurtres et batailles, assauts et sièges.
Le sang coule, les femmes s’enfuient, les hommes sont martyrisés ; les incendies ravagent les temples sacrés aux fabuleuses richesses. Les violences succèdent aux trahisons, les pillages aux rapts.
Source : Gallica

Le Laos. Dieux, bonzes et montagnes… (1930)

Il faut, pour la connaître, l’avoir vue de l’aurore au soir, d’un départ à l’aube, à une arrivée de nuit, au gîte d’étape, ou les Khas, porteurs de provisions, apparaissent à la lueur des torches.
Vers Luang-Prabang. — Les rapides.
Le soleil se lève.
En quelques instants, le ciel se transforme, et l’aurore déroule les splendeurs de sa quotidienne apothéose.
Bientôt, tout n’est que lumière, vie ; vie dont l’éveil surprend, après le morne silence qui, depuis l’aube, pèse sur la pirogue.
La forêt secoue sa torpeur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature