J. Jacques Porchat, Trois mois sous la neige: Journal d'un jeune habitant du Jura
“ La jarre était placée dans un coin: en cherchant dans l'obscurité je ne sais plus quel objet, je l'ai heurtée et renversée. Heureusement le sol du chalet n'est que de terre battue; la jarre ne s'est pas brisée.—Prévenons un nouvel accident, a dit mon grand-père. Creuse dans ce coin une petite fosse, où la jarre, dont la base n'est pas assez large pour sa hauteur, sera logée et mieux en sûreté.J'avais allumé la lampe, pour faire ce travail, et je m'étais armé d'une pioche; au moment où j'allais porter le premier coup: "Arrête!" m'a dit vivement grand-papa, comme saisi d'une pensée soudaine. ”
