Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Lorsque Hassân vit ce qui allait lui arriver, il se débattit de toutes ses forces et s’écria : « Ah ! qui me sauvera ? Ah ! qui me délivrera ? Ô géant, aie pitié de moi ! » En entendant ces cris de Hassân, le géant se dit : « Par Allah ! Il ne chante pas mal, ce petit oiseau-là ! Et son gazouillement me plaît. Aussi vais-je de ce pas le porter à notre roi ! » Et il le tint délicatement par un pied, de peur de l’abîmer, et pénétra dans une épaisse forêt où, au milieu d’une clairière, assis sur un rocher qui lui tenait lieu de trône, se tenait le roi des géants de la terre de camphre blanc. ”
