“ Le calife approuva cet avis. « Tu as raison, dit-il à son ministre ; c’est le moyen de m’acquitter envers Aboulcasem et de me venger du roi de Basra et de son vizir, qui m’ont fait un secret des sommes considérables qu’ils tirent de ce jeune homme. Il est même juste de les punir de la violence qu’ils lui ont faite, et ils ne sont pas dignes des places qu’ils occupent. » Il écrivit sur-le-champ au roi de Basra, et fit partir le courrier. Il se rendit dans l’appartement de Zobéide pour lui conter aussi le succès de son voyage, et lui présenter le petit page, l’arbre et le paon. ”
Basra
Définition et enjeux
Basra, ancienne ville irakienne située à l'embouchure du fleuve Chat-el-Arab, a longtemps constitué un point stratégique entre le Moyen-Orient et l'Asie. Les auteurs comme Jean-Baptiste-Benoît Eyriès décrivent son paysage marécageux et son importance commerciale, tandis qu'Ibn Battûta évoque sa vie quotidienne, ses marchés et ses habitants hospitaliers.
Ces approches, combinant géographie, histoire et anthropologie, révèlent la richesse de cette ville, à la fois centre de commerce et lieu de rencontres culturelles. La mise en synergie des sources présente Basra comme un témoin vivant des échanges transcontinentaux.
Citations sur “Basra”
“ Je pars aussitôt de Bagdad, je vole à Basra, je m’informe du vieillard. On m’enseigne sa demeure, je vais chez lui : je vois un homme vénérable qui conservait beaucoup de vigueur, bien que près de deux siècles eussent flétri son front. ”
Jean-Baptiste-Benoît Eyriès, Voyage pittoresque en Asie et en Afrique… (1839)
“ Des jardins et des plantations, coupés de canaux d'irrigation, que la marée montante nettoie, occupent une grande partie de l'intérieur de Basra. Niebuhr, Sestini, Keppel et plusieurs autres - voyageurs ont, en partant de Basra, remonté le Chat-el-Arab. Tout le long des rives jusqu'à - Korna , on voit des enceintes rondes faites de roseaux et de branehes- de palmiers; elles sont destinées à prendre le poisson qui y reste enfermé quand la marée baisse. Le pays de chaque côté est habité par des Arabes. ”
Jean-Baptiste-Benoît Eyriès, Voyage pittoresque en Asie et en Afrique… (1839)
“ Au-dessous de Korna, le Tigre et l'Euphrate réunis prennent le nom de Chat-el-Arab ; ce fleuve est naviguable pour des navires de 500 tonneaux; à 25 lieues de Korna, Basra s'élève sur sa rive droite. Cette ville est fort laide, et son séjour peu recréatif pour les étrangers ; en juin, juillet et août les chaleurs y sont excessives; le vent du nord ralraichit quelquefois l'air à la fin d'août, mais septembre est encore très-chaud ; alors des fièvres ardentes enlèvent beaucoup de monde. ”
Jean-Baptiste-Benoît Eyriès, Voyage pittoresque en Asie et en Afrique… (1839)
“ L'hiver est très-pluvieux ; rarement il neige, mais le froid est sensible; toutefois il ne l'est pas assez pour se chauffer habituellement. Quoique Basra soit à 38 lieues de l'embouchure du Chot-el-Arab dans le golfe Persique, les navires peuvent sans aucun danger venir mouiller à peu de distance des murs de cette ville ; il en arrive de l'Inde, de Mascat, des côtes de l'Arabie et de la Perse; aussi le commerce y est-il très-actif, Les Français et les Anglais y ont des comptoirs ”
“ Lorsque nous eûmes accompli la visite (du sépulcre) du prince des croyants, Aly, sur qui soit le salut ! la caravane partit pour Baghdâd, et moi je me dirigeai vers Basrah (Bassora) , en compagnie d’une troupe nombreuse d’Arabes khafâdjah. Ce sont les habitants de ces contrées ; ils ont une grande puissance et une bravoure considérable, et il n’y a pas moyen de voyager dans ce pays, si ce n’est avec eux. Je louai un chameau par l’intermédiaire du chef de cette caravane, Châmir, fils de Darrâdj alkhafâdjy. ”
“ On fait à Basrah, avec les dattes, un miel qu’on appelle saïlan (découlement) ; il est excellent et a le goût du sirop. La ville est composée de trois quartiers : 1° celui de Hodhaïl, dont le chef est le cheïkh illustre Alâ eddîn, fils d’Alathîr, un des hommes généreux et distingués. Il me donna l’hospitalité, et m’envoya des vêtements et de l’argent. 2° Le quartier des Bénou Harâm, qui a pour chef le seigneur, le chérif, Madjd eddin Mouça alhaçany, possesseur de vertus et de qualités généreuses. ”
“ Il me traita, et m’envoya des dattes, du saïlàn et de l’argent. 3° Celui des Persans, dont le chef est Djemâl eddîn, fils d’Alloûky. Les habitants de Basrah sont doués d’un caractère généreux ; ils montrent de la familiarité aux étrangers et leur rendent ce qui leur est dû ; de sorte qu’aucun étranger ne s’ennuie au milieu d’eux. Ils font la prière du vendredi dans la mosquée du prince des croyants, Aly, que j’ai déjà mentionnée. On la ferme après cela, pour n’y revenir que le vendredi suivant. ”
“ Il n’y a pas dans le monde entier de lieu plus riche en palmiers que cette ville. Les dattes se vendent, dans son marché, à raison d’un dirhem les quatorze livres de l’Irâk ; et le dirhem du pays équivaut au tiers de la petite pièce d’argent appelée nokrah. Le kâdhi de Basrah, Hoddjat eddîn, m’envoya un panier de dattes qu’un homme avait de la peine à porter. Je voulus les vendre, et j’en retirai neuf dirhems. ”
Louis Grégoire, Dictionnaire encyclopédique d'histoire… (1871)
“ Notes, écrites dans sa prison, sur la marge d'un exemplaire des Vies des rois Henri IV et Louis XIII, par Dupleix.De nouveaux Mémoires, publiés par Sérieys, 1802, 1 vol. in-8°, ne paraissent pas authentiques. Bassora ou Basrah, v. de l'eyalet et à 420 kil. S E. de Bagdad (Turquie d'Asie) , sur la rive droite du Chat-el-Arah, à 90 kil. de son embouchure dans le golfe Persique. Elle est très-grande, mal bâtie, sale et malsaine, à cause des inondations fréquentes du fleuve; elle a des remparts épais. C'est une ville importante de commerce, quoiqu'elle soit moins florissante que par le passé ”
Alfred Jacobs, Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1866)
“ C'est une ville de deux lieues et demie de circuit, protégée par des murailles de vingt-cinq pieds d'épaisseur, et qui s'élève sur la rive droite du Chat-el-Arab. On sait que ce nom est celui que prennent le Tigre et l'Euphrate à leur confluent. Les rues de Bassora sont étroites et sinueuses, les maisons en terre ou en briques sont mal construites, et aucun monument n'y attire l'attention ; mais le commerce y est considérable, d'immenses bazars reçoivent annuellement un grand nombre de marchands qui viennent à Bassora du fond de l'Hindoustan et de la Perse, de tous les rivages du golfe 1. ”
Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
(1819)
“ À quatre-vingts milles du golfe, l’Euphrate et le Tigre se réunissent pour ne former qu’un seul courant large et droit, qu’on appelle avec raison la rivière des Arabes. Bassora fut établie sur la rive occidentale, à mi-chemin entre la jonction et l’embouchure des deux fameuses rivières. Huit cents musulmans formèrent la première colonie ; mais les avantages de sa situation en firent bientôt une capitale florissante et peuplée. L’air, quoique d’une extrême chaleur, y est pur et sain ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Ni l’un ni l’autre n’est d’usage en France. Plusieurs écrivent Balsra. Bassora est le plus autorisé par l’usage. Bassora est une ville d’Asie, située près du fleuve Sehat el Arab, qui est le Trigre & l’Euphrate joints ensemble. ”
Contes arabes tirés des "Mille et une nuits" (1873)
“ Il a parlé avec force des souffrances du pauvre, mais aussi des consolations que le pauvre vertueux reçoit de Dieu : Les jours du pauvre sont mauvais; mais la paix du Seigneur les adoucit : l'âme tranquille, parce qu'elle est patiente et remplie d'espérance, est dans un festin perpétuel. (Prov. XV, 15.) NOTE 5 — Page 32 La ville de Bassora a été fondée au VIIe siècle par Omar, le second khalife. Elle est située au-dessus du confluent du Tigre et de l'Euphrate, à une journée et demie du golfe Persique qu'elle commande; le commerce des Arabes avec les Indes l'a enrichie. ”
Clément Huart, Histoire de Bagdad dans les temps modernes… (1901)
“ Le gouverneur de Bassora, Râchid et son fils Mâni' se soumirent également. Lors de l'entrée du sultan dans la ville, son armée reçut l'ordre de camper dans la plaine où est située la bourgade d'A'zhamiyyé; il fut interdit à tous les soldats de franchir le mur d'enceinte et de causer le moindre dommage aux habitants. Ceux-ci jouirent, grâce à cette sage mesure, de la plus grande sécurité, la maraude fut entravée, et le poète Fozoûlî de Bagdad a pu dire, dans un poème mi-arabe, mipersan : Fais durer éternellement dans le monde, ô grand Dieu! ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Car c’est moi-même qui suis maintenant le sultan de Bassra ! » À ces paroles, le marchand Moubarak, à la limite de l’émotion, se leva de sur le divan, et, se jetant aux genoux de Zein, embrassa la terre entre ses mains, et s’écria : « Louanges à Allah, ô mon seigneur, qui a permis la réunion du maître et de l’esclave ! Ordonne et je te répondrai par l’ouïe et l’obéissance ! Car c’est moi-même qui suis ce Moubarak, esclave du défunt roi, ton père ! L’homme qui engendre ne meurt point ! Ô fils de mon maître, ce palais est ton palais, et je suis ta propriété ! » ”
James Capper, Voyage en retour de l'Inde, par terre… (1796)
“ BASSORA appartenait, il y a un siècle et demi, aux Arabes du désert, et n'avait aucun commerce avec les nations de l'Europe ; cette ville eut ensuite ses Bachas particuliers ou princes. Les Turcs l'ont conquise en 1668, dans le temps que la Perse était engagée dans une guerre avec le Mogol. Tout le pays depuis la jonction des deux fleuves jusqu'à la mer, qui forme un espace de trente lieues, est couvert de palmiers, qui font la principale richesse du pays , en ce que les habitans ne vivent que de dattes. ”
Jules Michelet,
Histoire de France - Moyen Âge…
“ Le voiturier basque y viendra sur son âne, avec sa longue voiture à trois chevaux: il porte le berret du Béarn; mais vous distinguerez bien vite le Béarnais et le Basque; le joli petit homme sémillant de la plaine, qui a la langue si prompte, la main aussi, et le fils de la montagne, qui la mesure rapidement de ses grandes jambes, agriculteur habile et fier de sa nation, dont il porte le nom. Si vous voulez trouver quelque analogue au Basque, c'est chez les Celtes de Bretagne, d'Écosse ou d'Irlande qu'il faut le chercher. ”
Henri Basset, Essai sur la littérature des Berbères (1920)
“ L'une après l'autre, on vit se réclamer de cette origine bien des tribus puissantes, humiliées de ne pas se sentir proches parentes des conquérants, à la race de qui appartenait le Prophète de l'Islam. Goiriment les généa- logistes, ne s'étant pour la plupart consacrés à l'étude de leurs ancêtres berbères que pour les mieux renier, auraient-ils employé une langue que leur désir d'être arabes devait leur faire considérer comme un informe patois, dont l'adoption par les leurs prêtait à d'humiliantes objections ? ”
E. Dulaurier, Revue des Deux Mondes
“ Sous Almamoun et ses premiers successeurs vivait à Bassora Amrou, surnommé Aljahedh, parce qu’il avait les yeux à fleur de tête. Cette cité servait alors d’intermédiaire pour le négoce qui se faisait d’une part entre la Mésopotamie, la Syrie et les côtes de la Perse, d’autre part entre les côtes orientales de l’Afrique ; l’Inde et la Chine. Le voisinage de Koufa, Vasseth, Moussoul et surtout de Bagdad, capitale de l’empire, avait fait de Bassora une des villes les plus florissantes. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Alors, voyant que toutes mes recherches étaient inutiles, je résolus, pour me délivrer de cette obsession, de faire, à travers le désert, le voyage du Hedjaz, pour aller à Médine retrouver le cheikh hedjazien, et le prier de me chanter encore une fois la cantilène de son grand-père. Et lorsque je pris cette résolution, je me trouvais à Bassrah, me promenant sur le bord du fleuve. Et voici que je fus accosté par deux jeunes femmes vêtues d’habits discrets et riches, et paraissant être des femmes de haut rang. Et elles saisirent la bride de mon âne et l’arrêtèrent, en me saluant. ”
“ Il lui paraissait que l'univers était une grande famille qui se rassemblait à Bassora. Il se trouva à table dès le second jour avec un Egyptien, un Indien gangaride, un habitant du Cathay, un Grec, un Celte, et plusieurs autres étrangers qui, dans leurs fréquents voyages vers le golfe Arabique, avaient appris assez d'arabe pour se faire entendre. L'Egyptien paraissait fort en colère. Quel abominable pays que Bassora ! disait-il ; on m'y refuse mille onces d'or sur le meilleur effet du monde. ”
Paul Müller-Simonis,
Du Caucase au Golfe Persique
“ Chaque nuit une dizaine d’hommes, bien armés, font la ronde autour de ses magasins, car les voleurs abondent. Bassorah se compose de deux parties absolument distinctes : la ville, située à trois quarts d’heure du Schatt-el-Arab, sur un canal latéral, et les établissements commerciaux bâtis sur le fleuve même. La ville a un climat épouvantable, une eau détestable et les fièvres en permanence. Il n’y a rien là que de très naturel, car tout le pays n’est qu’un immense marécage, planté de palmiers et fourmillant de grenouilles qui font un vacarme affreux. ”
Victor Barrucand, Dans l'ombre chaude de l'Islam (1921)
“ Biskra-Laouta, Beni-Mora, Sidi-Okba.Ils sont désolés, stériles et gris, ces environs sans charme de Biskra, où s’indique déjà une route véritable, au lieu de l’imprévu charmant des pistes sahariennes. Ce n’est pas plus le désert que Biskra n’est aujourd’hui la reine des oasis. Biskra, reine déchue, souillée, oasis d’étalage, aménagée pour distraire les oisifs, et qui perdit son âme, l’âme profonde, l’âme mystique et pure du Sahara. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Dans cette mer, nous naviguâmes encore pendant quelques jours, et alors nous fûmes tout proches de la ville de Bassra, et nous vîmes, dans le loin, apparaître ses bâtisses. Mais, comme la nuit approchait, nous nous arrêtâmes ; et bientôt tous nous dormîmes. Mais, pendant notre sommeil, mes deux sœurs se levèrent, et m’enlevèrent, moi et le jeune garçon, avec nos matelas et tout, et nous jetèrent à la mer. Pour le jeune homme, comme il ne savait pas nager, il se noya ; car il était écrit par Allah qu’il serait du nombre des martyrs. ”
Émile-Félix Gautier, La Conquête du Sahara, essai de psychologie politique (1935)
“ La Mésopotamie cultive des dattes assez médiocres, qui s'embarquent au port de Bassora. Soutenue par l'organisation et l'élan du commerce anglais, la datte de Bassora, dans nos ports de Tunisie, d'Algérie et du Maroc, est à l'étalage de tous les épiciers; elle fait une concurrence vive et absurde à nos dattes indigènes. Non, vraiment, de quelque côté qu'on se retourne, il n'y a rien de nouveau. Nul ne s'en étonne parce qu'on n'attendait rien. Le Sahara est le Sahara. Le sage est fixé d'avance. Le Français est sage, raisonnable, un peu décou¬ ragé. ”
Victor Barrucand, Dans l'ombre chaude de l'Islam (1921)
“ Les « Choses du Sahara » et les « Heures de Tunis » ont été terminées sur les papiers qu’Isabelle Eberhardt nous laissa en partant à Aïn-Sefra. — La première partie des « Heures de Tunis » avait paru, en juillet 1902, dans la Revue blanche.Les « Choses du Sahara » sont relatives pour la plupart au Sahara constantinois. Nous y avons ajouté les pages inédites du manuscrit du « Sud-Oranais », qui restaient intactes et qui n’entraient pas dans le plan nouveau de l’Ombre chaude de l’Islam. ”
Alfred Driou, L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1877)
“ On dirait que quand le ciel a mis sur la terre un de ces génies créateurs dont les nobles instincts font le bonheur des peuples, il abandonne ensuite les hommes à des êtres voluptueux, pervers, sans nulle valeur, comme pour leur rappeler que la terre est le lieu de l'exil, et pour les forcer à chercher leur avenir plus haut et ailleurs qu'aux mains de ceux qui les gouvernent. (1) La partie de l'Arabie où se trouve Bassora, ville de la Turquie d'Asie, sur le Chat-el-Arab, à vingt lieues nord du golfe Persique. ”
Barchou-Penhoën, Revue des Deux Mondes
“ À peine eûmes-nous fait une couple de lieues et franchi un rideau de collines qui de ce côté bornaient la plaine, que le pays changea d’aspect. L’Afrique nous échappa encore une fois. Nous traversâmes un pays coupé de ravins, bouleversé d’une multitude de petits accidens de terrein rappelant tout-à-fait, par sa configuration, la Basse-Bretagne et le Bocage ; comme ces deux provinces, couvert aussi de haies, de fossés, de clôtures de toutes espèces. L’ensemble de tout cela formait pour les Arabes un champ de bataille admirablement approprié à leur manière de combattre. ”
Onésime Reclus,
France, Algérie et colonies
“ Types Basques. Hommes et femmes, ils sont d’une grande beauté de visage, d’une superbe noblesse de proportions. Il n’y a pas d’Européens plus souples ; tous les Basques sont des Achilles aux pieds légers. Ils mènent une vie simple dans la montagne, peuple heureux s’il en est au monde, et pourtant l’émigration vers la Plata dépeuple leurs aimables villages. ”
Henri Basset, Essai sur la littérature des Berbères (1920)
“ Même à l'époque où l'idée nationale sembla le plus près de se réaliser, au moment de la conquête musulmane, quand tant de tribus se groupèrent à plusieurs reprises pour la résistance, les Arabes eurent toujours dans leurs rangs des contingents berbères, et leur durent souvent la victoire. D'autre part, jamais une tribu ne fut suffisamment puissante, ni suffisamment unie pour constituer à elle seule une nation. ”
