Résumé

Henri Basset Essai sur la littérature des Berbères (1920)

Ce récit est encore une randonnée, bien que d'un genre un peu différent, et qui ne se retrouve pas chez les Berbères ; mais la valeur morale qu'il a prise est visible : comme un conte mensonger, une randonnée peut se muer en apologue. Les Berbères n'en sont pas encore là : la randonnée leur plaît pour elle-même. Elle leur plaît tant, qu'elle peut s'insérer dans un conte merveilleux : le héros n'obtiendra le secours qu'il réclame d'un être puissant, que contre remise d'un objet appartenant à un autre être, lequel fait ses conditions à son tour.
Source : Gallica

Henri Basset Essai sur la littérature des Berbères (1920)

Tel est l'ahal, telle sera la poésie : un reflet de ce qu'on y pense, de ce qu'on y dit, de ce qu'on y fait. A l'ahal, des femmes sont reines, et accordent à ceux qui les savent conquérir, des grâces plus ou moins marquées, de la plus 'légère à la plus insigne : leur déclarer son amour ; leur plaire par sa prestance, par son esprit ou par ses exploits ; écarter d'elles tout rival ; l'inspiration de la poésie touarègue est là tout entière : bien rares sont les poèmes — j'entends ceux des jeunes gens — où il la faut vraiment chercher ailleurs.
Source : Gallica

Henri Basset Essai sur la littérature des Berbères (1920)

Ils chantent les faits qui sont à l'honneur du village, les amplifient au besoin, passent en revue chacun de ses habitants en leur décernant les éloges les plus vifs, trouvant pour eux les plus flatteuses comparaisons, et appelant sur leurs têtes les bénédictions de Dieu. Au contraire, la collecte n'a-telle pas été fructueuse, ne leur a-t-on offert qu'un maigre festin — chose qui ne se pardonne pas en Kabylie — c'est une bordée d'injures, et des plus virulentes. Le village est un village de lâches, de juifs ou de femmes; ses habitudes, son industrie, s'il en est une, sont tournées en ridicule.
Source : Gallica

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