Résumé

Alphonse Certeux Contributions au folk-lore des Arabes… (1884)

Un jour, Ouali-Dahdah, qui se désaltérait dans l'une des tavernes de la ville, se lève subitement comme saisi d'une inspiration divine, parcourt les rues en ranimant le courage des habitants, puis se portant rapidement vers la mer, entre dans l'eau jusqu'à la ceinture et l'excite par des mots magiques et par les coups redoublés d'une baguette que brandit sa main bénie. A l'appel du marabout, la tempête se déchaîne et fait périr la plus grande partie de la flotte ennemie. Alors les croyants, si visiblement protégés par Dieu, fondent avec impétuosité sur les infidèles.
Source : Gallica

Alphonse Certeux Contributions au folk-lore des Arabes… (1884)

« D'où vient donc le profond savoir de cet insensé, de ce mendiant? Evidemment c'est l'esprit de Dieu qui est passé en lui; c'est un des élus du Seigneur sur la terre. La Providence du reste a de ces coups : elle choisit souvent parmi les plus bas et les plus humbles pour les élever au faîte de la gloire et de la sainteté et montrer par là son infinie puissance. Oh ! oui, certainement cet homme est un des prophètes ; c'est un saint ; c'est un ouali ! »
Au bout de quelque temps de ce manège habile, Baba el-Haloui fut considéré, dans tout Tlemcen, comme un oracle.
Source : Gallica

Alphonse Certeux Contributions au folk-lore des Arabes… (1884)

Les ouali sont les élus, les amis de Dieu qui a mis entre leurs mains le gouvernement du monde. C'est par la bénédiction de leurs pieds que la pluie tombe du ciel, et c'est par un effet de leur pureté extatique que les plantes germent dans le sein de la terre. Aussi dans les temps de sécheresse et alors que la pluie est indispensable pour assurer l'avenir des récoltes, le peuple se met en quête des ouali ou marabouts, comme on les nomme vulgairement, et oblige ces malheureux à se jeter à l'eau pour attirer sur la terre la pluie bénite.
Source : Gallica

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