Raoul Lafagette, Pics et vallées, de novembre 1883 à septembre 1884 (1885)
“ Et des pitons aigus aux basses oseraies Une mer disparue a marqué ses courroux. C'est un vaste éboulis de rocs de toutes tailles, Un chaos de granit où rien, même le buis, Ne pousse ; et, s'excavant sous d'énormes entailles, Les roches, pleines d'ombre, annoncent quelque puits. Un puits, une caverne, un ténébreux abîme... Et l'innombrable essaim de ce lieu déserté, Tandis qu'un rayon rose égaie encor la cime, Sur l'obscur bâillement tournoie en liberté. ”
