Gabriel Grimaud de Caux

Résumé

Gabriel Grimaud de Caux Mémoire sur les eaux de Paris… (1860)

Le dessin ne peut pas rendre l'effet de ce rideau immense se déployant sur toute la largueur de la Seine; il ne peut pas rendre le mouvement, les nappes qui s'étalent, l'eau qui se divise, les bulles qui perlent, la lumière réfléchie, décomposée, dispersée, et tous les brillants accidents produits par une masse liquide tombant d'une grande hauteur, accidents variés à l'infini, se multipliant au gré du spectateur, en quelque sorte, puisqu'il suffit de changer de place pour jouir à l'instant même d'une perspective nouvelle.
Source : Gallica

Gabriel Grimaud de Caux Mémoire sur les eaux de Paris… (1860)

Les galeries filtrantes de Toulouse seront donc bientôt insuffisantes; et, avec un esprit plus large et plus prévoyant, à Lyon et à Vienne on n'eût pas songé à les imiter.
A Marseille, on a dérivé la Durance, et l'on ne s'est pas arrêté à considérer que cette eau de fleuve amenée de si loin n'arriverait pas fraîche et limpide. L'habitant ne s'en plaint pas, il sait comment on la rafraîchit et comment on la clarifie; il jouit de ses qualités excellentes et il en reçoit tant qu'il veut.
Source : Gallica

Gabriel Grimaud de Caux Mémoire sur les eaux de Paris… (1860)

Eh bien ! c'est dans cet étang que viennent s'écouler les égouts de 300,000 maisons peuplées de 3 millions d'habitants. La Tamise, dans Londres, reçoit ainsi par jour 92,000,000 de gallons, ou 407,680 mètres cubes de matières à fermentation et à miasmes. La partie liquide suit bien le jusant ; mais la partie solide tombe au fond, et, à marée basse, les bords du fleuve mis à sec étalent à la vue et à l'odorat les éléments accumulés d'une infection permanente immense et d'une peste future inévitable.
Source : Gallica

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