Charles Ferdinand Ramuz,
Les Signes parmi nous
“ Le sable est un miroir à sa blancheur en même temps qu’à sa chaleur ; le sable dit aussi trente-cinq et même plus ; il vous brûle la plante des pieds à travers la semelle de vos espadrilles. Et à présent Pinget regarde le ciel et le ciel dit comme le sable, par une couleur qu’il a rarement, étant d’un blanc qui tourne au gris et dedans un soleil tout blanc, net de contours comme la lune, et on peut le regarder comme on peut regarder la lune, bien que pas si longtemps. ”
