Brise

Définition et enjeux

Victor Thomas,  Florilège : le village, Montmartre… (1899)

“ Plus douce que celle du vent, Elle fait frissonner la mousse, Dans les bois où je vais rêvant.
La chanson de la brise est tendre, Tendre comme un refrain d'amour, Et par la lande, chaque jour, Je reste pensif à l'entendre Baiser les arbres d'alentour.
La chanson de la brise est lente, Lente comme de longs sanglots ; Et par moments, au bord des flots, On prendrait cette voix dolente Pour des soupirs de matelots.
La chanson de la brise est pure, Pure comme un premier baiser ; Plus d'un cœur bat à se briser Quand son mélodieux murmure Vers le soir revient nous griser.
”
Source : Gallica

Louis Oppepin,  Les Brises du soir, poésies par Louis Oppepin… (1870)

“ Mais un faible soupir s'élève sous l'ombrage, Balançant mollement le paisible feuillage
Des grands chênes rêveurs :
C'est la brise qui naît, l'harmonieuse brise Qui promène au hasard son haleine indécise Sur les monts et les flots, les gazons et les fleurs.
Aux chants mélodieux qui montent dans l'espace, A ce souffle léger qui, mystérieux, passe
Sur son front découvert,
L'enfant des rêves sent s'élargir sa poitrine ; Son coeur frémit d'amour, son regard s'illumine : Il ne sait plus pour lui si le moride est désert !
”
Source : Gallica

Portrait de Jean Moréas Jean Moréas,  Les Stances

“ Va-t-on songer à l’Automne,
À l’Aquilon détesté,
Quand la lumière environne
La vie et le fier Été !
De l’arbre au profond feuillage,
Des parterres du jardin,
La brise tire un langage
D’allégresse et de dédain.
”
Source : Wikisource

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