Résumé

Le lièvre et le hérisson : conte inédit (1884)

Il avait traversé le bout de prairie situé en contre-bas de sa hutte, et se disposait à tourner la haie de prunelliers derrière laquelle était le champ de raves, quand il se trouva presque nez à nez avec un autre flâneur matinal.
C'était monseigneur le lièvre, qui était sorti, lui aussi, de chez lui pour aller jeter un coup d'œil à ses choux.
C'étaient ses choux, vous le pensez bien, comme les raves étaient celles du hérisson ; mais n'insistons pas sur ce point délicat. -
Le sire aux longues oreilles avait, s'il vous plaît, son bel habit rouge à
queue, aux boutons fraîchement astiqués.
Source : Gallica

Le lièvre et le hérisson : conte inédit (1884)

LE LIÈVRE ET LE HÉRISSON
CONTE INÉDIT
ESQUISSE DE VILLAGE
* * *
Si je vous demandais : Connaissez-vous le village qui s'appelle Buxtehude? il y a fort à parier, mes enfants, que vous me répondriez : Non.
Mais cela, je vous assure, a peu d'importance.
Il y a ainsi, par le monde habité, une foule de villages et même de villes que vous ne connaîtrez peut-être jamais, ce qui n'empêchera point les gens d'y manger et d'y boire aux heures qu'il leur plaît, et les épis d'y pousser dans les champs, et les fruits d'y mûrir sur les arbres, et les fleurs d'y émailler les prairies.
Source : Gallica

Le lièvre et le hérisson : conte inédit (1884)

Il n'y a rien de tel pour ranimer les personnes qui se meurent.
Oh ! elle n'en est pas encore là, je l'espère du moins. Mais tantôt, à tout hasard, je lui ferai prendre, non pas une cuillerée, mais trois cuillerées pleines de la bouteille que tu as la bonté de m'offrir.
De t'offrir ? riposta le lièvre, se relevant à moitié. Tu plaisantes, mon bon; je ne t'offre rien. Ce sera, tu le sais, le prix du vainqueur.
C'est égal, je te remercie tout de même, poursuivit le hérisson en souriant. Ma pauvre femme ! comme elle sera contente !
Source : Gallica

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