“ Le buveur d’eau-de-vie mange peu : du pain, de la charcuterie ; un poison contient l’autre ; des fruits, du lard cru : « Bon pour l’estomac, » disent-ils ; j’en ai vu qui avalaient des morceaux de fer ; d’autres vivaient avec un œuf dur et leur litre d’eau-de-vie par jour. Enfin, l’eau-de-vie est l’astre mauvais qui luit sur notre monde ; c’est la négation, l’immobilisme. Écoutez ! Un père de famille avait bu toute la journée de l’eau-de-vie. Le soir arrivé, sa femme vint le chercher à la taverne, son enfant d’un an dans les bras. ”
Eau-de-vie
Définition et enjeux
L’eau-de-vie, distillat de fruits ou de céréales, incarne une dualité : produit de la culture agricole et substance à double tranchant. Marc-Antoine Puvis et Alfred Becquerel en décrivent les effets nuisibles sur la santé, tandis que Louis Jacquet examine sa production et son vieillissement.
Jean Tousseul, quant à lui, la relie à la pollution environnementale. Ces approches, mêlant économie, hygiène et écologie, mettent en lumière une tension entre usage social et risques pour la santé, illustrée par les méthodes de distillation et les règles historiques.
Citations sur l'eau-de-vie
Alfred Becquerel,
Traité élémentaire d'hygiène privée et publique…
(1864)
“ Les effets de l'eau-de-vie prise en quantité trop considérable ne sont mis en doute par aucun médecin, et l'abus de ce liquide peut avoir toutes les fâcheuses conséquences qui ont été décrites plus haut. Depuis le commencement du dix-neuvième siècle, l'abus de l'eau-de-vie s'est répandu et s'est généralisé dans la plus grande partie de l'Europe, et surtout au centre et dans les pays septentrionaux; toutes les villes, tous les villages, ont des débitants d'eau-de-vie et de liqueurs. ”
Jean Tousseul,
Aux hommes de bonne volonté
“ Les usines pompent le fleuve et lui rendent les pires déchets du travail. D’autres eaux polluées viennent se joindre au ruisseau d’hier. Le ciel est plein de fumées. Il n’y a plus d’oiseaux ni de verdure ni de parfums. La vie est lourde de bateaux et accidentée d’écluses et les lendemains sombres. Puis, un jour, le fleuve aperçoit une immense plaine d’eau : fatigué et sali, il se confond avec elle et il n’aurait pu remonter vers sa source ni retarder sa disparition dans la mer. ”
Georges-Hector Bertin, Sophistication des substances alimentaires et moyen de les reconnaître… (1846)
“ On conçoit combien ces eaux-de-vie, qui présentent tous les caractères physiques et le degré de la bonne eau-de-vie, sont loin néanmoins d'avoir l'arôme et la saveur des eaux-de-vie naturelles, pures ; il est inutile de dire que les gourmets savent fort bien en faire justice. ”
Pierre-Augustin Didiot, Code des officiers de santé de l'armée de terre… (1863)
“ Chaque année, pendant la saison des chaleurs, les troupes stationnées dans l'intérieur reçoivent des distributions journalières d'eau-de-vie, à raison de un trente-deuxième de litre par homme, pour assainir l'eau qu'elles boivent. (Règlement sur le service de la, solde, art. 288.) ”
Louis Jacquet, L'alcool, étude économique générale… (1912)
“ Le chauffage de ces appareils ordinaires se fait presque toujours au bois ou au charbon et rarement à la vapeur. 1. L'eau-de-vie qui n'a qu'un an ou même deux ans de fabrication est dite nouvelle ou jeune. Entre cinq et dix ans, elle est rassise. A partir de vingt ans environ, elle est considérée comme vieille. Les eaux-de-vie jeunes ou rassises se vendent sur la base de 60 degrés; les degrés supplémentaires ou de surforce sont payés en plus. Les eaux-de-vie vieilles, qui ont perdu de la force et titrent moins de 60 degrés, se vendent à leur degré, tel quel. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Dans ce cas, je regarde comme d’une nécessité absolue, de construire un réservoir assez grand pour contenir toute l’eau dont on aura besoin dans la journée & même au-delà, & qu’il soit rempli chaque soir avant que les ouvriers quittent la brûlerie ; que, si on travaille la nuit & le jour, il doit être rempli soir & matin, s’il n’est pas d’une assez grande capacité relativement à la consommation. J’insiste fortement sur cet article, parce que sans cette précaution, on aura toujours de mauvaise eau-de-vie. ”
J.-P.-C. Godineau, Notice historique sur la Société d'agriculture de La Rochelle… (1854)
“ Eaux-de-vie.- Nos vins blancs se convertissent en eau-de-vie. Tout ce qui ne peut se consommer en boisson passe par la chaudière. On ne donnera pas ici un détail de la manipulation concernant la fabrication des eaux-de-vie. On en trouvera un ample mémoire dans le Dictionnaire Encyclopédique , volume 5. ”
Fridtjof Nansen,
L' Arménie et le Proche-Orient
(1928)
“ Les averses peuvent donc avoir des effets terribles dans ce pays où il n'y a pas de forêts ni même de broussailles qui arrêtent l'eau, et pas de lacs pour régler le niveau des rivières. De grandes masses d'eau dévalent ainsi d'un seul coup et sans obstacles, comme un torrent dévastateur, et cette eau qui, raisonnablement répartie, susciterait la fertilité et la vie, n'apporte ainsi que la dévastation et la mort. Oui, l'eau est une bonne amie, surtout dans ce pays, mais, comme le feu, il faut pouvoir la tenir en bride. ”
Jacques Tardieu, Traité théorique et pratique des patentes… (1902)
“ Pour un brûleur d'eau-de-vie se transportant avec son alambic et ses ustensiles aux domiciles des propriétaires pour y distiller leurs raisins, marcs ou fruits en eau-de-vie et payé par eux soit à la journée, soit au prorata de la quantité d'eaude-vie fabriquée. ”
A Perrin, Mesures à prendre contre la pollution et en vue de la conservation des eaux… (1913)
“ On voit que rien n'est oublié et que les déversements, rigoureusement passés au filtre de l'examen des techniciens, devront être eux-mêmes presque de l'eau pure pour ne pas altérer la pureté des cours d'eau et des nappes souterraines; c'est une véritable révolution dans les habitudes traditionnelles de la vie humaine. ”
“ L’enivrement du vin, de l’eau-de-vie, du rhum m’est rien près de celui de l’odeur de la poudre, du bruit de la fusillade, de la vue du sang. ”
Charles J Seltensperger, Le Livre unique de sciences et d'agriculture… (1912-1918)
“ L'eau que nous employons peut provenir des rivières et des fleuves, des sources et des puits. Les eaux fluviales sont rarement potables ; elles le sont d'autant moins qu'elles traversent de plus grandes villes, où elles sont souillées par les résidus des industries et les déjections humaines. On ne doit donc jamais en boire sans qu'elles aient été purifiées comme nous le dirons plus, loin. Il en est de même des eaux de pluie, qui se sont chargées, en tombant, des poussières et des microbes de l'air. ”
Guy de Maupassant,
La Vie errante
“ Alors, en mille endroits en même temps, la voûte des ombres se brise, s'effondre, laisse par mille plaies passer des flèches brillantes qui se répandent en pluie sur l'eau, en semant par l'horizon la radieuse gaieté du soleil.L'air est rafraîchi par la nuit; un frisson de vent, rien qu'un frisson, caresse la mer, fait à peine frémir, en la chatouillant, sa peau bleue et moirée. Devant nous, sur un cône rocheux, large et haut qui semble sortir des flots et s'appuie contre la côte, grimpe une ville pointue, peinte en rose par les hommes, comme l'horizon par l'aurore victorieuse. ”
A. Daux, L'industrie humaine, ses origines… (1877)
“ De ces conditions physiques est née, dans tous les temps, et pour toutes les nations qui y ont dominé tour à tour, la nécessité de construire de vastes réservoirs, dans lesquels l'eau douce, de source ou pluviale, peut être emmagasinée soigneusement, non-seulement pour les usages journaliers, mais aussi en vue des années de sécheresse,- possibles, sinon fréquentes, sous un pareil climat1. ”
Guy de Maupassant,
La Vie errante
“ Une bonne odeur de cuisine, sortit de l'intérieur du yacht, se mêlant agréablement à la bonne et fraîche odeur de l'air marin.Lorsque j'eus dîné, je m'étendis sur le pont. Ce jour tranquille de flottement avait nettoyé mon esprit comme un coup d'éponge sur une vitre ternie; et des souvenirs en foule surgissaient dans ma pensée, des souvenirs sur la vie que je venais de quitter, sur des gens connus, observés ou aimés.Être seul, sur l'eau, et sous le ciel, par une nuit chaude, rien ne fait ainsi voyager l'esprit et vagabonder l'imagination. ”
Marc-Antoine Puvis,
De l'emploi des eaux en agriculture
(1849)
“ Qu'il reboise ses pentes et ses plateaux, qu'il emploie surtout ses cours d'eau grands et petits à se répandre doucement en nappe sur les déclivités du sol, qu'il barre les courants d'eau de pluie pour les forcer à porter leur limon sur ces coteaux dénudés, qu'il se rende enfin maître de l'eau, avant que réunie en masse elle ne devienne son fléau ! ”
Marc-Antoine Puvis,
De l'emploi des eaux en agriculture
(1849)
“ Lorsqu'arrivent ces grandes inondations, les eaux auxquelles on a donné un débouché insuffisant s'élèvent bientôt au-dessus des digues, une nappe supérieure établit son courant; elles se précipitent de toute leur hauteur sur le littoral qu'elles dévastent ; placées au-dessus des obstacles, elles prennent la vitesse du cours d'eau, et entraînent tout sur leur passage; les digues transversales s'entament, se rompent, et les eaux font éprouver tous leurs dégâts par ces ouvertures ”
Georges Rodenbach,
Les Vies encloses
“ Eau de l'aquarium, nuit glauque, clair-obscur, Où passe la pensée en apparences brèves Comme les ombres d'un grand arbre sur un mur.Tout est songe, tout est solitude et silence Parmi l'aquarium, pur d'avoir renoncé, Et même le soleil, de son dur coup de lance, Ne fait plus de blessure à son cristal foncé. L'eau désormais est toute au jeu des poissons calmes Éventant son repos de leurs muettes palmes; L'eau désormais est toute aux pensifs végétaux, Dont l'essor, volontiers captif, se ramifie, Qui, la brodant comme de rêves, sont sa vie Intérieure, et sont ses canevas mentaux. Et, riche ainsi pour s'être enclose, l'eau s'écoute ”
Rudyard Kipling,
Au hasard de la vie
(1928)
“ L'ardeur de l'été s'était atténuée et avait fait place à l'humidité chaude des pluies. Il n'y avait pas un souffle dans l'air brûlant, mais la pluie tombait sur la terre comme des lames de baïonnettes, et son rejaillissement faisait une buée bleuâtre. Dans le jardin, les bambous et les avocatiers 1, les poinsetties 2 et les manguiers se dressaient immobiles sous l'eau chaude qui les fouaillait, et les grenouilles commençaient à croasser parmi les haies d'aloès. ”
Edmond Badois, L'Adduction des eaux françaises du lac Léman à Paris et dans la banlieue… (1900)
“ Mais : 1° Un appoint considérable est apporté à l'alimentation par les nombreuses pompes qui existent tant dans les rues que dans les cours des maisons et puisent dans la nappe d'eau sous-jacente, à trois mètres de profondeur, une grande quantité d'eau pour ainsi dire gratuite. C'est ainsi que les usines élévatoires des eaux d'égout enlèvent, défalcation faite des pluies et des eaux perdues par écoulement direct aux cours d'eau, par infiltration ou évaporation, une quantité d'eau au moins double de celle qui concorderait avec les seules eaux de la distribution. ”
Marc-Antoine Puvis,
De l'emploi des eaux en agriculture
(1849)
“ D'abord elles arriveront ainsi bien lentement, et resteront presque sans mouvement emprisonnées entre les digues ; l'inondation ne promènera plus ses masses en semant sur tout son passage la fécondité, et en continuant la pente de la prairie, le sol ne recevra que le limon d'une seule masse d eau qui restera à peu près stagnante à sa surface. Et remarquons que, puisque l'inondation commence par t'extravasion des eaux des affluents, ce sont ces eaux peu fécondantes qui remplissent l'espace entre les digues pendant toute la durée de l'inondation ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Pour établir cette opinion, & prouver que les pluies, les neiges, les brouillards, les rosées, & généralement toutes les vapeurs qui s’élevent tant de la mer que des continens, sont les seules causes qui entretiennent les fontaines, les puits, les rivieres, & toutes les eaux qui circulent dans l’atmosphere, à la surface, & dans les premieres couches du globe ; toute la question se réduit à constater 1°. si les vapeurs qui s’élevent de la mer & qui se résolvent en pluies, sont suffisantes pour fournir d’eau la superficie des continens & le lit des fleuves. ”
Louis Bonnardet, Rapport sur le projet de dérivation et de distribution d'eaux de source à Lyon… (1843)
“ L'eau trouble, c'est de l'eau, plus de la terre, plus des débris organiques de végétation et autres, c'està-dire un mélange de matières diverses délayées ensemble, que notre répugnance instinctive condamne suffisamment. ”
Jean Auguste Crouzet, Topographie médicale et statistique comparée de Lodève… (1912)
“ Ce dernier débit fut constaté par des experts, à l'occasion d'un procès entre la ville, qui voulait un éclairage électrique, et la compagnie du gaz qui, naturellement, désirait conserver son monopole. (2) Il est regrettable que des jaugeages n'aient pas été opérés en toute saison, pendant plusieurs années, dans chacun des cours d'eau énumérés. Un parallèle entre ces rivières et les sources qui les alimentent nous apprendrait, entre autres particularités, l'influence des pluies et des sécheresses, les pertes occasionnées par l'évaporation, les irrigations et les besoins idustriels. ”
Eugène Bauer, Livre-atlas de géographie : cours supérieur… (1904)
“ Rien n'est plus funeste à la prospérité d'une contrée que le déboisement irréfléchi des pentes. Des cantons entiers, dans les Hautes et les Basses-Alpes, ont été ruinés par la destruction des forêts. Parfois l'eau, en s'infiltrant dans le sol, se charge de sels et de corps gazeux; elle prend alors le nom d'eau minérale; on la dit thermale lorsqu'elle est chaude. 7. Fleuves. — Tout cours d'eau suit une pente, de sa source à son embouchure, et c'est cette pente qui détermine la vitesse du courant. ”
J. Dumas, La Science des fontaines, ou Moyen sûr et facile de créer partout des sources d'eau potable… (1856)
“ De là deux conclusions à tirer : ces deux conclusions serviront à corroborer et à expliquer plus clairement ce qui précède. 1° Puisque une certaine portion des eaux pluviales serépand en vapeur dans l'atmosphère, soit par l'action des végétaux, soit par l'évaporation immédiate à la surface des terres humides, ainsi qu'à la surface des lacs et de tous les cours d'eau ; il est bien évident que les rivières et les fleuves doivent porter à la mer une quantité d'eau moindre que la moyenne quantité des pluies qui tombent sur les continents. ”
François Coreil, L'eau potable... : généralités… (1896)
“ L'eau de pluie. — La pluie a pour origine l'évaporation des eaux de la surface de la terre, et principalement de l'Océan. Ces eaux réduites en vapeur et dans un état vésiculaire particulier forment les nuages qui, lorsqu'ils sont suffisamment accumulés, donnant lieu à la pluie. C'est une véritable distillation qui se produit où l'Océan est la cornue contenant le liquide à distiller ; l'atmosphère, le tuyau où passent les vapeurs produites par la chaleur solaire, la terre, le récipient où les vapeurs se condensent. ”
Edmond-Jules Rolants, Recherches sur l'épuration biologique et chimique des eaux d'égout effectuées à l'Institut Pasteur de Lille et à la station expérimentale de la Madeleine… (1905-1914)
“ En portant atteinte à la pureté naturelle des rivières, les déversements d'eaux usées font disparaître leur faune et leur flore et causent aux usagers des eaux, à l'agriculture comme à l'industrie, les plus graves préjudices. Les populations riveraines sont frappées par les difficultés rencontrées pour se procurer l'eau destinée à abreuver leurs animaux, à cuire leurs aliments, à laver leur linge, et parfois même par l'impossibilité de pourvoir à leur alimentation. ”
France. Ministère de la santé publique et de la population, Assainissement des agglomérations… (1955)
“ L'hydrographie locale, incluant le régime des débits et des niveaux des divers cours d'eau, leurs crues et étiages, les plus fortes cotes atteintes aux péTiodes d'orage, l'étendue de mares ou étangs, les courants des lacs, les marées et courants marins, les fluctuations de '.3 nappe au voisinage du sol; L'alimentation en eau potable existante et prévue, l'emplacement des captages, s'il y a lieu, le cube d'eau distribuée (à l'exclusion des pertes dues aux fuites) , en distinguant autant que possible la consommation des services de voirie ”
Jean-Antoine Chaptal,
Mémoire sur les causes de l’insalubrité des lieux voisins de nos étangs…
“ INDÉPENDAMMENT de cet avantage, qui est majeur, j’en vois un autre que l’expérience m’a fait connoître c’est que les dernières eaux d’une pluie, & surtout d’un orage, sont infiniment plus pures que les premières. Il paraît que la première eau qui tombe balaye l’atmosphère de toutes ses impuretés, & que la dernière n’est que l’eau sans mélange. ”
Gabriel Grimaud de Caux, Des eaux publiques et de leur application aux besoins des grandes villes… (1863)
“ Dans ce phénomène de la production de la pluie, il faut noter deux circonstances capitales qui ont un rapport immédiat avec notre objet. L'évaporation ne s'exerce que sur la partie la plus légère des amas d'eau. Les sels et toutes les substances que l'eau peut dissoudre, en circulant à travers le sol, ou en séjournant à sa surface, ne s'élèvent point avec les vapeurs aqueuses dans l'atmosphère. Il en est de même des matières que l'eau tient en suspension et qui, dans les rivières, altèrent sa limpidité, troublent sa transparence ”
Charles Buet,
Sous le Soleil d'Afrique, par Charles Buet
(1896)
“ Des pluies torrentielles, très fréquentes en été, emportent les détritus dans leur cours impétueux, entraînent, en s'infiltrant, tous les sels et les gaz qui se forment à la surface du sol, et donnent naissance à des sources dont l'eau n'est pas potable. ”
Auguste Daguillon, Notions de géologie : à l'usage de l'enseignement secondaire classique et de l'enseignement secondaire moderne… (1895)
“ L'eau de pluie qui tombe à la surface du sol se divise en eau d'évaporation, eau de ruissellement, eau d'infiltration. L'eau de ruissellement ravine la surface du sol (érosion) ; elle est particulièrement active dans les torrents, cours d'eau temporaires qui déposent dans leur cône de déjection les matériaux d'alluvion arrachés dans le bassin de réception ou le canal d'écoulement. Le déboisement des montagnes favorise le ruissellement ; le reboisement lui crée des obstacles. ”
