Marc-Antoine Puvis

Marc-Antoine Puvis

Résumé

Portrait de Marc-Antoine Puvis Marc-Antoine Puvis De l'emploi des eaux en agriculture (1849)

Et remarquons, en terminant, que tous ces avantages arrivent à la population, au climat, au sol, au pays tout entier, sans ôter aucune ressource à l'agriculture. Les moyens de nourrir les bestiaux qu'on tire du sol sans l'irrigation, les fourrages légumineux, les fourrages racines, l'épuisent plus ou moins et privent l'exploitation d'une partie de ses ressources avant que de les lui rendre en engrais. La prairie arrosée de bonnes eaux, au contraire, ne tire rien de la ferme et lui donne tout son produit ; elle s'améliore, se féconde avec des agents de végétation qui seraient perdus sans elle.
Source : Gallica

Portrait de Marc-Antoine Puvis Marc-Antoine Puvis De l'emploi des eaux en agriculture (1849)

Les fleuves portent à la mer une partie des eaux que fournissent les pluies et les sources; les sources sont elles-mêmes alimentées par les pluies, car nous les voyons croître ou décroître suivant leur abondance ou leur rareté ; il n'y a point de sources dans les pays sans pluie, et elles sont nombreuses dans ceux à pluies abondantes ; toutes les eaux d'un pays sont donc dues aux pluies. Mais on admet en moyenne qu'un tiers de ces eaux se rend à la mer par nos grands cours d'eau, ou en d'autres termes que l'atmosphère et le sol conservent les deux tiers de l'eau des pluies
Source : Gallica

Portrait de Marc-Antoine Puvis Marc-Antoine Puvis De l'emploi des eaux en agriculture (1849)

C'est ce qui a appauvri l'agriculture du bassin du Rhône, ce qui a réduit de plus de moitié le nombre de ses bestiaux; on les avait nombreux pour féconder le reste du sol; on avait pour les nourrir de grandes étendues de prairies de bonne qualité; maintenant que ces prairies sont défrichées , on n'en a plus que le nombre strictement nécessaire pour travailler la terre. Et ce mal est désormais sans remède, parce qu'on ne peut plus renoncer à ces digues, et que chaque siècle doit, au contraire, les voir incessamment s'accroître après chaque grande inondation.
Source : Gallica

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