Résumé

Henri Blerzy Torrents, fleuves et canaux de la France (1880)

Mais l'eau courante soit qu'elle se précipite de
rocher en rocher dans le lit d'un torrent, soit qu'elle s'écoule avec lenteur entre les rives paisibles d'une large rivière, ne satisfait pas dans son état naturel aux besoins de la navigation, l'un des plus utiles usages que l'homme en puisse faire. Les ingénieurs ont donc senti la nécessité d'en régler l'écoulement, d'en écarter les obstacles. De là est né un art tout moderne qui appelle à son aide la géologie, la métérologie, en un mot, toutes les sciences qui ont pour but l'étude de la surface terrestre.
Source : Gallica

Henri Blerzy Torrents, fleuves et canaux de la France (1880)

En tant que voie de transport, un cours d'eau a cela d'avantageux qu'il appartient à tout le monde, qu'il est accessible sur presque toute sa longueur et qu'il n'exige qu'un matériel peu dispendieux, à la différence des chemins de fer, auxquels il faut une exploitation d'ensemble bien organisée. Le marinier vit sur son bateau, qui lui sert à la fois de maison et de magasin; il en est le maître après Dieu, tout comme le capitaine d'un navire au long cours il s'arrête quand il veut, prend et laisse du fret selon que l'occasion s'en présente.
Source : Gallica

Henri Blerzy Torrents, fleuves et canaux de la France (1880)

C'est aussi là que l'eau de pluie ruisselle la surface sans être absorbée par le sol. Que ce système soit accepté, puis poursuivi avec persévérance, le massif central de la France où prennent naissance non-seulement la Loire et ses principaux affluents, l'Allier, le Cher, la Vienne, mais encore l'Aveyron, le Tarn, le Lot, l'Hérault, l'Ardècle, toutes rivières d'allure torrentielle, le massif central deviendra le réceptacle d'une multitude de lacs artificiels d'où ne sortiront plus que des cours d'eau tranquilles.
Source : Gallica

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