Seine

Définition et enjeux

Louis Barron,  Les fleuves de France. 4, La Seine

“ Au niveau des bords de la Seine, des plaines blanches, comme enfarinées, parsemées de bicoques, de fabriques et de maigres cultures, s'étendent jusqu'à des collines si mollement ondulées, si douces aux regards, avec leurs villas, leurs jardins, leurs bois chevelus, que l'on voudrait avoir des ailes pour aller d'un élan s'y blottir, et se reposer du tumulte et se purifier des nausées de la ville-monstre, en respirant la suave haleine des fleurs et des chênes. ”
Source : Gallica

Edme Beguillet,  Description historique de Paris… (1779)

“ Que le Dieu de la Seine a d'amour pour Paris Dès qu'il en peut baiser les rivages chéris ; De ses flots suspendus, la descente plus douce, Laisse douter aux yeux s'il avance ou rebrousse : Lui-même à son canal il derobe les eaux Qu'il y fait rejaillir, par de secrettes veines ; Et le plaisir qu'il prend à voir des lieux si beaux, De grand fleuve qu'il est le transforme en fontaines. Charpentier, de l'Académie Françoise, a aussi traduit les mêmes vers, qui seroient plus coulans que ceux de Corneille, si, par une métaphore outrée & ridicule, il n'avoit supposé la Seine brûlant d'amour. ”
Source : Gallica

Juncetis,  Le Diable à Paris. Paris et les Parisiens (1857)

“ Paris et ses magistrats ont épousé la Seine, comme Venise et ses doges étaient mariés à la mer Adriatique.
Le Parisien, non pas cet être métis qui vient de tous les coins de la France peupler la grande ville, le Parisien pur sang a, pour son fleuve, toutes les prédilections et tous les goûts qu'on voit se manifester chez les habitants de notre triple littoral. Le premier plaisir que goûte l'enfant de la Seine, c'est celui de s'essayer à nager.
”
Source : Gallica

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