Eugène d' Auriac

Résumé

Eugène d' Auriac Les églises de Paris... (1843)

Ce n'est point une majestueuse et grandiose basilique comme la royale sépulture de Saint-Denis, ce n'est point une vaste et sublime cathédrale comme notre auguste métropole; c'est l'église du peuple et de la science. Rien qu'à la voir on y devine la paroisse de l'Université et des humbles bourgeois; tandis qu'au profond recueillement qui règne sous ses arceaux, à la chaste harmonie de ses voûtes, au parfum de dévotion qui s'exhale de ses murs, on reconnaît la fille de Notre-Dame et le sanctuaire vénéré où pour la première fois fut solennisée l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge.
Source : Gallica

Eugène d' Auriac Les églises de Paris... (1843)

On remarque encore, à droite et à gauche de l'église, les vestiges d'anciens bas-reliefs représentant la vie de Jésufr Christ et quelques autres sujets de la même époque.
En entrant dans le temple, on se sent pénétré de respect, d'admiration et d'étonnement. La pensée s'élargit, devient chaste et recueillie sous ces voûtes colossales, rendues si légères par leurs fines nervures. La hardiesse des lignes, la richesse des ogives, les teintes mystérieuses que projètent çà et là les vitraux, réveillent l'âme que le tumulle avait endormie, et la plongent dans l'océan sans limites de l'infini.
Source : Gallica

Eugène d' Auriac Les églises de Paris... (1843)

Un monument triomphal, l'arc de l'Etoile ou la colonne Vendôme, n'était pas mieux approprié à une sépulture catholique. Nous aimons donc cette pensée qui fait que Louis XIV donne l'hospitalité à Napoléon Bonaparte en lui laissant ses vieux guerriers pour sa garde. Mais si l'Empereur est bien placé sous le dôme, il ne doit pas l'occuper tout entier. C'est la maison de Dieu ; qu'il y soit reçu, mais qu'il n'usurpe point ce qui ne lui appartient pas; César ne doit pas s'élever au-dessus de l'autel et dominer la croix.
Source : Gallica

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