Edgar Quinet

Edgar Quinet

Résumé

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Les églises de Paris (1883)

Elle leva les yeux vers la montagne de Geneviève ; avec la sûreté de l'esprit héroïque, elle découvrit que cette église est un temple de la gloire.
L'enthousiasme lui tint lieu du sentiment de l'art. Elle vit ce qui avait échappé à l'architecte lui-même, qu'il avait préparé d'avance une demeure aux morts illustres que devait évoquer une divinité jusque-là inconnue, la Liberté. Dans un transport civique, elle baptisa le monument, qui parut pour la première fois recevoir une âme et un sens. Elle l'appela le Panthéon.
Source : Gallica

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Les églises de Paris (1883)

Ce rayon obstiné de l'esprit vous accompagne jusque dans les tombeaux. Si le monument a un caractère c'est d'être bâti de lumière. Mais au milieu de cette clarté, où est l'autel du mystère ? Je n'en vois pas la place.
L'architecte ne s'est pas préoccupé des convenances et des nécessités du culte, plus que de la tradition. Ce qu'il a voulu, c'est lutter non de foi avec les siècles passés, mais
d'audace avec les nouveaux. Aussi n'oubliez pas que c'est à Rome, en face du dôme de Michel-Ange, qu'il a conçu l'idée du dôme du Panthéon de Paris. Hé quoi ! lutter d'audace avec Michel-Ange ? Oui.
Source : Gallica

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Les églises de Paris (1883)

Les grandes époques croient facilement aux grands hommes ; les petites ne croient volontiers qu'aux petites gens. Aux caveaux délaissés des rois de Saint-Denis, on opposait une nécropole de grands citoyens.
La principale beauté du Panthéon, c'est d'avoir Paris à ses pieds et d'être ainsi en spectacle permanent au peuple. Ceci n'avait pas échappé aux hommes de la Révolution. Consacrer un Panthéon, n'était pas à leurs yeux une oeuvre de vanité politique. C'était
un monument pour l'éducation d'une nation par l'exemple de ses morts illustres.
Source : Gallica

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