Résumé

Jean Bayet Les édifices religieux, XVIIe, XVIIIe… (1910)

L'attention du visiteur est retenue par tant de richesses et de magnificences que relèvent l'éclat des peintures de la coupole, les brillants pavements de marbre de l'église, son sanctuaire élevé et grandiose et les belles sculptures qui se détachent dans les arcades et sur les murailles.
Dans ce vaste édifice, aux lignes amples et nobles, la pensée associe étroitement la splendeur d'un grand règne, qui affirma sa force et sa grandeur dans cette architecture majestueuse, et les souvenirs des grandes épopées qu'évoquent les cendres illustres auxquelles l'église a donné l'hospitalité.
Source : Gallica

Jean Bayet Les édifices religieux, XVIIe, XVIIIe… (1910)

Le catholicisme du XVIIe siècle ne pouvait pas être le christianisme du XIIIe. Autrefois les voûtes et les flèches des cathédrales s'élançaient vers le ciel, comme une prière. Une foi
naïve, instinctive, retenait les chrétiens aux pieds des autels : la religion enfermait la vie humaine tout entière.
Au XVIIe siècle, le culte est pénétré de rationalisme. Les fidèles vont à l'église, non plus pour se donner l'illusion qu'ils entrent dans la Cité de Dieu, mais pour écouter un sermon bien construit, d'un orateur disert, sur un point de philosophie ou de dogme.
Source : Gallica

Jean Bayet Les édifices religieux, XVIIe, XVIIIe… (1910)

De beaux piliers, surmontés de consoles, supportent les arcs doubleaux de la voûte, d'une grande élévation.
Au fond, entre de grands arcs qui le séparent de la nef et des transepts, le chœur se présente dans une heureuse perspective, entouré d'une imposante colonnade que couronnent des vases décoratifs.
Mais, si le vaisseau principal paraît assez ample, le reste de l'édifice semble fort resserré, avec ses bas côtés étroits où l'on circule avec peine, avec ses transepts embryonnaires qui
n'offrent qu'une retraite insuffisante aux fidèles qui se groupent devant les autels.
Source : Gallica

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