Jean Bayet

Élements biographiques

Jean Bayet Les édifices religieux, XVIIe, XVIIIe… (1910)

L'attention du visiteur est retenue par tant de richesses et de magnificences que relèvent l'éclat des peintures de la coupole, les brillants pavements de marbre de l'église, son sanctuaire élevé et grandiose et les belles sculptures qui se détachent dans les arcades et sur les murailles.
Dans ce vaste édifice, aux lignes amples et nobles, la pensée associe étroitement la splendeur d'un grand règne, qui affirma sa force et sa grandeur dans cette architecture majestueuse, et les souvenirs des grandes épopées qu'évoquent les cendres illustres auxquelles l'église a donné l'hospitalité.
Source : Gallica

Jean Bayet Les édifices religieux, XVIIe, XVIIIe… (1910)

Le catholicisme du XVIIe siècle ne pouvait pas être le christianisme du XIIIe. Autrefois les voûtes et les flèches des cathédrales s'élançaient vers le ciel, comme une prière. Une foi
naïve, instinctive, retenait les chrétiens aux pieds des autels : la religion enfermait la vie humaine tout entière.
Au XVIIe siècle, le culte est pénétré de rationalisme. Les fidèles vont à l'église, non plus pour se donner l'illusion qu'ils entrent dans la Cité de Dieu, mais pour écouter un sermon bien construit, d'un orateur disert, sur un point de philosophie ou de dogme.
Source : Gallica

Jean Bayet Égypte (1911)

En dessous du pont les voiles blanches resplendissent au lever du soleil : les bateaux, par centaines, attendent l'ordre de départ.
Sur les deux rives, c'est un va-et-vient de gens affairés qui courent à la rivière pour emplir leurs cruches et leurs pots, tandis que les enfants pataugent dans le courant. L'eau, bien que bourbeuse, a des reflets profonds : le fleuve est calme, car les vents du nord ne se lèveront pas avant midi.
Tandis qu'on s'éloigne du pont de Kasr-el-Nil, les bâtisses neuves se succèdent sur la rive, jusque vers Hélouan, en face du site de Memphis.
Source : Gallica

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