Jean Bayet

Égypte (1911)

Résumé

Jean Bayet,  Égypte (1911)

“ Puis on suit une voie magnifique de jadis, bordée de statues et de colonnes, par laquelle les pèlerins jadis s'en venaient au sanctuaire. Engloutie aussi, cette voie triomphale. Des restes de pylônes surgissent avec des personnages sculptés : une Isis colossale, dont la tête est casquée d'un oiseau, et surmontée d'un disque solaire ; puis l'on entre, toujours à l'aviron, dans le temple. Par instant, un fracas dans ces ruines, une lourde chute dans l'eau : c'est quelque morceau de pierre qui s'écroule et va rejoindre, sous le flot, les débris amoncelés. ”
Source : Gallica

Jean Bayet,  Égypte (1911)

“ En dessous du pont les voiles blanches resplendissent au lever du soleil : les bateaux, par centaines, attendent l'ordre de départ.
Sur les deux rives, c'est un va-et-vient de gens affairés qui courent à la rivière pour emplir leurs cruches et leurs pots, tandis que les enfants pataugent dans le courant. L'eau, bien que bourbeuse, a des reflets profonds : le fleuve est calme, car les vents du nord ne se lèveront pas avant midi.
Tandis qu'on s'éloigne du pont de Kasr-el-Nil, les bâtisses neuves se succèdent sur la rive, jusque vers Hélouan, en face du site de Memphis.
”
Source : Gallica

Jean Bayet,  Égypte (1911)

“ Au temps même où les Egyptiens, s'élevant à la conception d'un dieu unique, firent de Râ le maître de l'éternité, ils l'identifièrent avec le soleil. Quelle divinité d'ailleurs pouvait mieux s'imposer au respect de ce peuple, que ce soleil immuable qui vivifie cette terre de sa lumière dorée, qui échauffe les calcaires de ses monts et le sable de ses déserts, et qui, lorsqu'il décline, au crépuscule, embrase les horizons lointains, dans l'éblouissement féerique de ses roses incandescents ? ”
Source : Gallica

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