“ La pensée que l’Isis immaculée, qui avait traversé les siècles dans la splendeur de sa virginité mystique, cette Isis dont le voile jamais n’avait été soulevé, allait être violée par les regards d’un peuple jeune et impie, l’obsédait. ”
Isis
Définition et enjeux
Isis, figure centrale de la mythologie égyptienne, incarne la maternité, la sagesse et la magie. Dès l'Antiquité, elle a suscité des interprétations variées : Dupuis la rattache à la Lune, Bescherelle souligne ses symboles (vautour, globe lunaire), tandis que Bertheroy met en avant sa pureté spirituelle.
Erman, lui, insiste sur la profondeur religieuse de son culte, où chaque geste rituel évoque des vérités cosmiques. Ces approches, mêlant mythe et symbolisme, révèlent une déesse dont l'influence a traversé les âges, de l'Égypte à Rome, en s'entrelaçant avec des divinités comme Osiris ou Sérapis.
Citations sur “Isis”
Charles-François Dupuis,
Abrégé de l’origine de tous les cultes
“ Les premiers hommes qui habitèrent l’Égypte, nous dit Diodore de Sicile, frappés du spectacle des cieux et de l’ordre admirable du Monde, crurent apercevoir dans le ciel deux causes premières et éternelles, ou deux grandes Divinités, et ils appelèrent l’une d’elles ou le Soleil, Osiris ; et l’autre, ou la Lune, Isis. La dénomination d’Isis, donnée à la Lune, est confirmée par Porphyre et par d’autres auteurs : d’où nous tirons une conséquence nécessaire : c’est que les courses d’Isis ne sont que les courses de la Lune ”
Louis-Nicolas Bescherelle, La mythologie de tous les temps… (1854)
“ Rome même le reçut après la conquête de l'Egypte. Mais jamais la statue d'Isis n'apparaissait aux regards de ses adorateurs. Un voile, symbole de l'incompréhensibilité de la nature, l'enveloppait toujours.—Cette déesse est représentée sous les trails d'une belle femme; elle a pour coiffure un vautour, embléme de la maternité, au-dessus, duquel s'élève le globe lunaire ou des cornes de vache; souvent même on la voit avec une tête de génisse, car Isis a pour symbole identique la vache, comme Osiris le taureau. ”
Marie-Joseph Lagrange,
Mélanges d'histoire religieuse
(1915)
“ Si l'État romain s'opposa pendant quelques années à l'introduction du culte d'Isis, c'était pour obéir au droit public ancien, non pas au nom d'une religion meilleure. Je ne sais où M. Cumont a vu la trace de luttes intenses, engagées par les prêtres orientaux, pour arracher les foules à leurs vieux cultes ancestraux1. Les inscriptions nous montrent les dieux syriens gagnant du terrain par l'assimilation au Jupiter optimus maximits. Isis fusionnait avec presque toutes les déesses, Mithra fut le Soleil invincible. Quand les dieux gardaient mieux leur aspect propre, ils fraternisaient. ”
Hermès Trismégiste , Fragments du livre sacré intitulé la Vierge du monde
“ Je ne raconterai pas cette naissance, dit Isis ; je ne dois pas, ô puissant Hôros, exposer l’origine de ta race, de peur que les hommes ne connaissent dans l’avenir la génération des Dieux. Je dirai seulement que le Dieu souverain, le créateur et l’artiste du monde, lui accorda enfin, pour un temps, ton père Osiris et la grande Déesse Isis, pour apporter les secours attendus. Par eux la vie atteignit sa plénitude, les guerres sauvages et meurtrières eurent un terme ; ils consacrèrent des temples aux Dieux leurs ancêtres et instituèrent des sacrifices. ”
Jean-Baptiste-Joseph Champagnac, L'Égypte et ses premières merveilles… (1847)
“ Isis, ô grande déesse des Egyptiens, donnez votre esprit au nouveau serviteur qui a surmonté tant de périls et de travaux pour se présenter à vous, rendez-le victorieux aussi dans les épreuves qui attendent son âme, en le rendant docile à vos lois, afin qu'il mérite d'être initié à vos mystères. ”
Louis-Nicolas Bescherelle, La mythologie de tous les temps… (1854)
“ Mais toutes ces contradictions s'expliquent d'elles-mêmes par le rôle immense attribué à Isis dans la mythologie égyptienne. Esquissons d'abord à grands traits les circonstances de sa vie allégoriquement rattachée à la terre. Isis est une reine civilisatrice. Elle gouverne l'Egypte avec Osiris, et apprend l'agriculture aux hommes tandis que son époux leur donne des lois, leur enseigne les arts utiles et institue le culte. ”
Marcellin Berthelot,
Discours de réception de M. Berthelot…
“ On les voit un peu du même œil que les Égyptiens voyaient les prêtres d’Isis. Le monde entier, le peuple et les lettrés qui, là-dessus, sont aussi ignorants que le peuple, les vénèrent sans rien comprendre à ce qu’ils font. ”
Jean-François Champollion,
Lettres écrites d’Égypte et de Nubie en 1828 et 1829
“ Ce sont les insignes ordinaires d'Isis, et la légende sculptée à côté des deux images de la déesse porte en effet: ISIS la grande mère divine qui réside dans la montagne de l'Occident. Les bas-reliefs inférieurs nous montrent le même empereur présentant des offrandes au dieu Monht ou Manthou, le dieu éponyme d'Hermonthis, et au roi des dieux Amon-Ra, le dieu éponyme de Thèbes. ”
Adolf Erman,
La Religion égyptienne
(1907)
“ Ce n'est pas le vêtement de lin ni la tonsure de la tête qui font le fervent d'Isis - si profond que soit le caractère de ces usages ; le véritable croyant en Isis est celui qui creuse les raisons des choses saintes et y poursuit les vérités qui y sont cachées 4. Car rien n'est indifférent en ces choses. Si le sistre qu'on fait crépiter devant la déesse (p. 71) est rond dans sa partie supérieure et porte quatre tringles transversales, c'est qu'aux regards du savant il est une allusion au cercle de la lune qui embrasse tout et aux quatre éléments qui se meuvent à son intérieur. ”
Gérard de Nerval,
Les Filles du feu
“ La sainte eau du Nil, conservée dans la cruche sacrée, était aussi à la fête d’Isis le plus vivant symbole du père des vivants et des morts. Isis ne pouvait être honorée sans Osiris. — Le fidèle croyait même à la présence réelle d’Osiris dans l’eau du Nil, et, à chaque bénédiction du soir et du matin, le grand-prêtre montrait au peuple l’Hydria, la sainte cruche, et l’offrait à son adoration. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ OSIRIS, dieu égyptien, naquit de lui-même, eut pour femme Isis, sa sœur jumelle, et pour fils Horus. Il eut en outre, mais sans le vouloir, commerce avec Nefté, qui mit alors au monde Anubis. Osiris représente, avec Isis et Horus, le bon principe ou l'ensemble des influences bienfaisantes, personnifiant à la fois le Soleil et le Nil fécondant la vallée. Tandis qu'Isis initiait les Égyptiens à l'agriculture, Osiris fonda Thèbes, institua les lois et le culte, établit le mariage, fit connaître l'écriture et les arts ”
Alexandrie, Catalogue des monuments exposés au musée gréco-romain d'Alexandrie (1900)
“ Isis Alexandrine, revêtue de la tunique grecque, se tient debout entre deux serpents. Celui de gauche est couronné du pchent et serre entre ses replis le caducée d'Hermes, symbole du commerce; l'autre est couronné du disque solaire des plumes et des cornes d'Ammon; il tient le sistre d'Isis, emblème de joie. ”
Gérard de Nerval,
Œuvres complètes de Gérard de Nerval
“ De la main gauche, la prêtresse tenait un arrosoir, par lequel on voulait signifier la fécondité que le Nil procurait à la terre. — Isis y puisait de l’eau pour les besoins du culte et aussi pour la fécondation du sol. — Car, si Osiris est la force des eaux, Isis est la force de la terre et passe pour le principe de la fertilité. Le prêtre qui chantait les hymnes et les prières, ou préchantre, jouissait d’une estime particulière. Il se tenait sur le degré inférieur du temple, au milieu de la double rangée du peuple, et dirigeait l’ensemble au moyen d’un bâton en forme de sceptre. ”
Anatole France,
L’Étui de nacre
“ — Je ris, dit Lamia, d’une idée plaisante qui, je ne sais comment, m’a traversé la tête. Je songeais qu’un jour le Jupiter des Juifs pourrait bien venir à Rome et t’y poursuivre de sa haine. Pourquoi non ? L’Asie et l’Afrique nous ont déjà donné un grand nombre de dieux. On a vu s’élever à Rome des temples en l’honneur d’Isis et de l’aboyant Anubis. Nous rencontrons dans les carrefours et jusque dans les carrières la Bonne Déesse des Syriens, portée sur un âne. ”
“ Les peuples de cette contrée étaient renommés pour ce genre d’industrie. Les femmes qui célébraient les fêtes d’Isis devaient, pendant neuf jours, s’éloigner de leurs maris, et elle, ne pouvaient manquer à cette loi, sans se rendre coupables d’un adultère religieux qui exigeait une expiation solennelle. La déesse Isis était représentée avec un serpent sur la tête. 42. Les éphémérides sont des tables qui marquent l’état du ciel pour chaque jour. Juvénal dit plus luisantes que l’ambre, parce qu’un livre souvent feuilleté jaunit sous les doigts. ”
Félix Robiou, Lectures historiques rédigées conformément au programme du 22 janvier 1890 pour la classe de sixième… (1893)
“ Mais bientôt paraît Hor, fils d'Osiris et d'Isis : « Il a jugé la terre... Le disque solaire est subordonné à ses plans, et le souffle, le fleuve, les temps et les eaux2,... il fait tout végéter lui-même... Son ennemi succombe en combattant... Le fils d'Isis a défendu son père. Bienfaisant est son nom... Il a pris la couronne de la région supérieure » (Haute-Egypte) . ”
Flavius Josèphe,
Œuvres complètes
“ Vers le même temps un autre trouble grave agita les Juifs et il se passa à Rome, au sujet du temple d’Isis, des faits qui n’étaient pas dénués de scandale. Je mentionnerai d’abord l’acte audacieux des sectateurs d’Isis et je passerai ensuite au récit de ce qui concerne les Juifs. 66 Il y avait à Rome une certaine Paulina, déjà noble par ses ancêtres et qui, par son zèle personnel pour la vertu, avait encore ajouté à leur renom ; elle avait la puissance que donne la richesse, était d’une grande beauté et, dans l’âge où les femmes s’adonnent le plus à la coquetterie, menait une vie vertueuse. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Ils disent qu’à la vérité les prêtres d’Isis, ceux de la déesse de Syrie, ceux de Cérès Éleusine, et tant d’autres, avaient des secrets pour chasser les esprits malins du corps des lunatiques ; que les Juifs, depuis qu’ils avaient embrassé la doctrine des diables, les chassaient par la vertu de la racine barath [11] et de la clavicule de Salomon ; que dans Matthieu et Luc [12] , on convient de cette puissance du peuple juif ; mais ils ajoutent avec audace que ce miracle n’est pas bien avéré chez les prêtres de Syrie. ”
Victor Hennequin, Introduction historique à l'étude de la législation française… (1841-1842)
“ Lorsqu'on a fait de Jésus-Christ un 1 Plutarque, Isis et Osiris. - Eusèbe, liv. i, cl?. 9. —Description de l'Égypte, t. I. — Ile de Philœ, pl. 22, Hermonthis, 95, etc. signe du zodiaque, comme le citoyen Dupuis et ses successeurs, on a justement alarmé toutes Jes existences. Vivons-nous réellement nous-mêmes? Le monde serait-il peuplé par des hommes ou par des mythes?. D'après les historiens grecs, Osiris, Isis, Horus, régnèrent immédiatement avant Menés, fondateur de Memphis. Avant la création de cette ville l'Egypte était puissante? ”
Jean-Marie Roland de La Platière, Encyclopédie méthodique/Manufactures… (1785)
“ Les Egyptiens attribuoient à Isis la découverte du lin, comme tous les peuples ont attribué à leur plus grand Dieu, ou aux plus grands hommes qu’ils ont divinisés, les découvertes dont ils ignoroient l’origine, & qu’ils envisageoient comme les plus importantes. ”
Auguste André,
Catalogue raisonné du Musée d’Archéologie et de Céramique
(1876)
“ Isis, suivant la mythologie égyptienne, était sœur et femme d'Osiris, et lorsque le culte de ce dernier se transforma en celui de Sérapis, Isis le suivit en gardant cette fonction symbolique. On peut voir au surplus dans l'initiation d'Apulée (Met., lib. XI) l'explication du mythe d'Isis conformément aux idées de son temps. L'ornement de tête d'Isis, un bouquet de feuilles de perséa suivant les uns, de pêcher suivant les autres, est un symbole caché. Le fruit de cet arbre est l'emblème du silence et de la vérité ”
Émile de Meester de Ravestein,
Musée de Ravestein : notice (2e édition…
(1880)
“ D'après Diodore de Sicile, I, 27, on lit sur une colonne d'Isis : « Je suis Isis, reine » de tout le pays; élevée par Hermès, j'ai établi des lois que nul ne peut abolir. Je » suis la fille aînée de Saturne, le plus jeune des dieux. Je suis la femme et la sœur » du roi Osiris. C'est moi qui ai la première trouvé pour l'homme le fruit dont il » se nourrit. Je suis la mère du roi Horus. Je me lève avec l'étoile du chien. C'est » à moi qu'a été dédiée la ville de Bubaste. Salut, salut, ô Egypte, qui m'as nourrie ! 3 (Coll. Massarï) . 53 (51) Isis, offrant le sein à son fils HORUS. Bronze. ”
Émile Espérandieu, Le Musée lapidaire de Nîmes. Guide sommaire… (1924)
“ Augur est un surnom fort rare, mais connu. Isis fut, en Egypte, une personnification de la fécondité. Son culte passa en Grèce, puis à Rome du temps de Sylla et se confondit plus ou moins, par la suite, avec celui de Gérés, déesse de l'agriculture. Ce furent sans doute des Alexandrins de l'armée de Marc Antoine, licenciés après la bataille d'Actium, qui apportèrent à Nimes, où ils vinrent comme colons, le culte d'Isis et d'autres divinités égyptiennes. 112. Ex-voto trouvé en 1699 près de la Tourmagne, dans une sorte de chambre, au fond d'un puits. ”
Georges Colonna Ceccaldi, Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'Égypte (1882)
“ Sur la tête d'Isis est un modius ou un édifice. Les cheveux sont épars en signe de deuil. Ses colliers sont des insignes royaux. Les lotus qu'elle tient dans chaque main symbolisent la fécondité (celle des deux rives du Nil) 3. - La déesse obombre de ses ailes Horus enfant (Har-Pe-Krati) 4 paraissant sortir de la corolle d'un lotus planté en terre. Ce lotus est bien le sein maternel d'Isis elle-même, puisque Harpocrate est né d'elle au solstice d'hiver5. ”
Vestiges égyptiens en France : ouverture d'une salle isiaque au musée Guimet (1896)
“ « Italie. Les légions romaines victorieuses de « notre Gaule l'introduisirent donc chez nous « avec tant d'autres pratiques. C'est pourquoi le « sol de plusieurs contrées, l'Ain, la Saône no« tamment, permet de découvrir des Isis, sœurs « de celles qui, dans les sables du Nil, ont trouvé « un linceul. » Nous ne rectifierons pas certaines assertions de ces lignes, mais nous ajouterons: Ne sera-ce pas avec une surprise plus grande que plusieurs apprendront qu'avant notre ère la déesse égyptienne Isis avait un temple à Paris et, à Issy, un monastère pour ses prêtres ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1667)
“ Après ces Démons parut la bande de ceux qui, sous des noms d’antique renommée, Osiris, Isis, Orus et leur train, monstrueux en figures et en sorcelleries, abusèrent la fanatique Égypte et ses prêtres qui cherchèrent leurs divinités errantes, cachées sous des formes de bêtes plutôt que sous des formes humaines. ”
Gratien-Michel Ollivier-Beauregard, Les Divinités égyptiennes, leur origine… (1866)
“ Isis, dans les mythes religieux de l'Egypte, symbolise la grâce et la bonté divines, et, de toutes les figu-, res emblématiques des cro}rances égyptiennes, elle est celle dont le tempérament s'assouplit le mieux aux exigences multiples du rôle de divinité. ”
Montesquieu,
Pensées et Fragments inédits de Montesquieu
“ Il y avoit deux peuples qui se disputoient d’antiquité : les Égyptiens et les Scythes. Isis et Osiris régnèrent chez les Égyptiens ; ils furent mis au rang des Dieux. Isis eut la prééminence sur son mari, et, en elle, tout son sexe fut i5 respecté. Les Égyptiens se soumirent à leurs femmes en son honneur et se plurent tellement à cette servitude que, prenant soin de la maison, ils leur laissèrent toutes les affaires du dehors : elles succédèrent au royaume avec leurs frères, etc. ”
Jules Verne,
De la Terre à la Lune
(1865)
“ Les premiers peuples vouèrent un culte particulier à cette chaste déesse. Les Égyptiens l’appelaient Isis ; les Phéniciens la nommaient Astarté ; les Grecs l’adorèrent sous le nom de Phœbé, fille de Latone et de Jupiter, et ils expliquaient ses éclipses par les visites mystérieuses de Diane au bel Endymion. ”
Léon de Milloué, Petit guide illustré au Musée Guimet… (1900)
“ Sistre de bronze, disque et épis en cuivre doré trouvés à Nîmes dans la tombe d'un prêtre d'Isis. — Urne funéraire en verre, contenant un ouasbbiti et un lacrymatoire, trouvée à Vaison. Vitrine 16. DIVINITÉS ISIAQUES ROMAINES trouvées en Egypte, principalement à Alexandrie et au Fayoum. Buste d'Isis ROMAINE trouvé à Antinoé. Vitrine 17. Isis ROMAINE, en marbre blanc, tenant le sistre et le vase à libations. Figurines et objets divers isiaques. — Pierres gravées gnostiques. —Étiquettes de momies. — Ouash¬ ISIS ROMAINE Terre cuite trouvée à Alexandrie. ”
Gaston Maspero,
Guide du visiteur au Musée du Caire…
(1902)
“ La femme est une Isis et l'enfant un Horus. Le mort, identifié à Osiris, devenait par là même le mari d'Isis et le père d Horus; ces figures lui assurent dans l'autre monde la possession de la déesse, et, par suite, celle de l'enfant qui naît du mariage de la déesse avec le dieu. Le n° 670 montre deux Répondants jumeaux, taillés dans le même morceau de granit noir. ARMOIRE C Suite du matériel funéraire, statuettes, canopes, vases, amulettes du même genre que ceux qui sont exposés dans les armoires précédentes. ”
Gratien-Michel Ollivier-Beauregard, Les Divinités égyptiennes, leur origine… (1866)
“ Remarquant que de tous les temples de l'Egypte ceux d'Osiris, son Dieu légendanne, et ceux d'Isis, sa compagne, furent les mieux servis par le peuple ; qu'Osiris, indiqué comme l'incarnation divine, et représenté comme le fleuve de Aie, recevait partout en Egypte, sous le moindre prétexte, les hommages les plus empressés et les plus enthousiastes; qu'lsis, tout aussi généralement vénérée, comme expression dé la bonté divine, comme appui des bonnes âmes, voyait, sous mille noms divers, son culte s'étendre jusqu'au fond des moindres villages de l'Egypte ”
