Résumé

Émile Espérandieu Le Musée lapidaire de Nîmes. Guide sommaire… (1924)

Le monument que celle-ci lui consacra est le plus beau du musée lapidaire de Nimes (pl 22) . L'aigle combattant un serpent pourrait symboliser la lutte des puissances du ciel contre celles des enfers; les griffons gardant des urnes font allusion à l'inviolabilité de la tombe. Les monuments funéraires étaient de véritables autels; leur caractère sacré est attesté, sur celui
que nous avons sous les yeux, par la patère et le vase, destinés aux libations, qui en décorent les côtés.
Source : Gallica

Émile Espérandieu Le Musée lapidaire de Nîmes. Guide sommaire… (1924)

Caius Annius, qui n'avait pas de surnom, vécut probablement au temps d'Auguste. Il était inscrit dans la tribu Cornelia et, par cela même, étranger à la colonie de Nimes. Les citoyens romains de celle-ci comptaient, en effet, dans la tribu Voltinia. La division en tribus remontait aux origines de Rome. Les habitants de la ville furent alors, pour les votes dans les comices, répartis en tribus dont le nombre, accru par la suite, ne dépassa jamais trente-cinq. Dès le haut Empire, l'indication de la tribu ne lut plus qu'une façon de préciser la qualité de citoyen romain.
Source : Gallica

Émile Espérandieu Le Musée lapidaire de Nîmes. Guide sommaire… (1924)

C'est peut-être pour cette cause, afin de plaire à Auguste, fils adoptif de César, qu'un autel, apparemment surmonté d'une statue, avait été érigé à la déesse aux abords de la Fontaine. La sobriété du texte, où nul donateur n'est indiqué, tendrait même à faire supposer que le monument avait été prescrit par l'autorité impériale. Les sculpteurs anciens produisirent à satiété des images de Vénus. Quelques-unes, qui nous restent, sont des chefs-d'œuvre de l'art grec.
Source : Gallica

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