Résumé

Hippolyte Bazin Vienne et Lyon gallo-romains : villes antiques (1891)

L'extrême richesse du quartier de Sainte-Colombe est bien connue des archéologues. Médailles d'or ou d'argent, pierres gravées, coupes de verre, tessères d'ivoire, statuettes en bronze et en métaux précieux y ont fréquemment récompensé le zèle des chercheurs. Tout, dans ce petit village, rappelle aujourd'hui encore un passé opulent. Ici, un chasse-roue est fait d'un fût de colonne en cipolin; là, un chapiteau ou un carré de marbre orné d'un bas-relief sert de banc au vieillard qui, suivant la saison, vient devant sa demeure prendre le soleil ou la fraîcheur.
Source : Gallica

Hippolyte Bazin Vienne et Lyon gallo-romains : villes antiques (1891)

Une pieuse croyance du Christianisme place au ciel, avec les anges, les âmes des enfants. Les Romains disaient d'eux, qu'ils avaient été ravis par les dieux : telle est l'origine des nombreuses représentations de Ganymède, et aussi du mot arpagi, l'analogue de rapte, de deux inscriptions lyonnaises. Un petit enfant de neuf ans demandait au Destin de le prendre et d'épargner ses parents; la mort cruelle l'a exaucé et la mère en pleurs termine ainsi l'épitaphe de son fils : «Longue vie à celui qui dira : arpagi, enfant enlevé par les dieux, que la terre te soit légère (1) !»
Source : Gallica

Hippolyte Bazin Vienne et Lyon gallo-romains : villes antiques (1891)

«Ainsi mis à proximité de toutes les parties du monde, aussi bien par ses routes qui divergent en tous sens que par les deux fleuves qui effectuent leur confluent à ses pieds, Lyon, situé au milieu de la Gaule, en est comme la citadelle.»
Rassuré contre la possibilité d'une insurrection, Auguste s'occupa d'établir l'assiette des impôts; car Rome attendait d'autres fruits de sa conquête que le vain honneur de commander à un grand peuple; elle comptait sur ce riche pays pour alimenter le trésor public.
Source : Gallica

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