Résumé

Sculptures des musées du Vatican… (1875)

Apollon Cytharède, ou Musagète. Si la statue d'Apollon Pythien, dit du Belvédère, présente ce dieu dans toute sa puissance et sa majesté, celle-ci nous l'offre comme le père de la poésie, le dieu de l'harmonie, le chef et le conducteur du chœur des muses. Il est debout, couronné de laurier et vêtu d'une longue tunique, arrêtée au-dessous du sein par une large ceinture ; sur ses épaules est agrafée une chlamyde, qui est rejetée en arrière: cet habillement était celui des cytharèdes ou joueurs de lyre, lorsqu'ils paraissaient sur la scène.
Source : Gallica

Sculptures des musées du Vatican… (1875)

Une éternelle jeunesse est répandue sur tout son beau corps: mélange sublime de noblesse et d'agilité, de vigueur et d'élégance, qui tient un heureux milieu entre les formes délicates de Bacchus, et celles plus fermes et plus prononcées de Mercure. Tout, dans cette figure, jusqu'au tronc d'arbre, introduit pour la soutenir, présente quelque intéressante allusion. Ce tronc est celui de l'antique olivier de Délos, qui avait vu naître le dieu sous son ombre; il est paré de ses fruits, et 4e serpent qui rampe autour, est le symbole de la vie et de la santé, dont Apollon était le dieu.
Source : Gallica

Sculptures des musées du Vatican… (1875)

Apollon, dit du Belvédère, statue en marbre, qui ne semble pas grec, mais d'une espèce particulière, qu'on trouve dans quelques veines des carrières de Carrara.
Il y a plus de trois siècles que cette superbe statue est admirée au Vatican, et considérée comme le miracle de la sculpture. C'est le sublime de l'idéal de l'art, et le plus beau monument de l'antiquité, qui se soit conservé jusqu'à nos jours.
Source : Gallica

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