“ Écoute-moi, déesse qui guides pour les mortels le char de la lumière, blanche déesse qui fais rayonner sur le monde un doux éclat, messagère dorée du grand Titan le Soleil. Toi qui par ta présence renvoies les épaisses ténèbres de la nuit dans les entrailles de la terre. Conductrice de tous les travaux, distributrice de la vie des hommes, tu fais la joie des mortels ; aucun ne voudrait fuir ton charmant visage. Quand tu chasses loin des paupières le sommeil aimable, les hommes, les reptiles, les quadrupèdes, les oiseaux et tout ce qui habite le sein des mers, tout se réjouit. ”
Déesse
Définition et enjeux
La déesse, figure centrale de la mythologie et de la pensée religieuse, incarne à la fois le pouvoir divin et les aspirations humaines. À travers les textes de Pseudo-Orphée, qui la célèbre comme guide lumineuse et messagère du Soleil, ou d’Apulée, qui souligne sa majesté et sa grâce, cette figure se révèle polyvalente.
Emmanuel de Rougé la relie à des rituels égyptiens, tandis que Wilhelm Fröhner décrit son iconographie à travers des détails plastiques. Ces approches, variées et riches, mettent en lumière la complexité de la déesse, oscillant entre le sacré et le profane, le cosmos et l’humain, comme en témoignent les sources ici présentées.
Citations sur “déesse”
Wilhelm Fröhner, Collection Auguste Dutuit. 1e série… (1897)
“ Les ailes droites, une palme au bras gauche, une couronne à la main droite avancée, la déesse marche sur la pointe des pieds. Ses cheveux sont noués sur le sommet de la tête, son peplos est agité par le souffle de l'air et forme de profondes plissures. ”
Emmanuel de Rougé,
Notice sommaire des monuments égyptiens exposés dans les galeries du Musée du Louvre
(1855)
“ La légende gravée auprès d'Isis explique hautement le sens de l'action de ces déesses: Je viens à toi, je suis près de toi, dit la déesse, pour donner l'haleine à tes narines, pour que tu respires les souffles sortis du dieu Atmou (le soleil couchant) , pour réjouir ta poitrine, pour que tu sois déifié; que tes ennemis soient sous les sandales, et que tu sois justifié dans la demeure céleste. ”
“ La déesse marche, et, dans son action animée, ses draperies flottent, son buste se projette en avant ; elle semble venir à votre rencontre, et le respect vous saisit à la majesté divine qui l’environne. ”
Elphège Adalbert René de Cotret, Les voies de l’amour
“ Elles semblent incliner leurs têtes sous vos pas pour saluer la déesse qui s’avance, déesse aux pieds légers qui les effleurent comme en un baiser, déesse à la robe diaphane dont les plis ressemblent aux ailes du papillon, déesse qui s’envole dans un air toujours limpide, dans un ciel toujours brillant de soleil ou de myriades d’étoiles, dans des jours tièdes et des nuits embaumées. ”
“ Déesse constante, conservant les lois éternelles du ciel et lui faisant accomplir fidèlement ses immenses révolutions ; toi qui accordes aux mortels les bienfaits d’une vie prudente et qui gouvernes tout ce qui respire ; toi dont les sages conseils dirigent toutes choses selon l’équité, déesse toujours favorable aux justes, mais accablant les méchans de punitions sévères, douce déesse qui distribues les biens avec une délicieuse largesse, souviens-toi de nous et prononce notre nom avec amitié. ”
Georges Lafenestre,
Revue des Deux Mondes
“ La déesse, un pied en avant, l’autre suspendu encore sur sa roue d’où elle est descendue et qui tombe derrière elle, s’élance en arrachant, par un mouvement décidé, le voile qui lui couvrait les yeux. ”
“ Écoute mes chants, ô vénérable déesse, toi qui protèges les couches des femmes, toi qui aimes les mystères de la génération ; protectrice du sexe féminin, déesse qui présides aux noces, salut. Tu es douce, tu es bonne, tu es agréable pour tous les hommes. Tu habites les édifices de tous les mortels et tu fréquentes leurs festins. Tu es invincible, mais tu veilles toujours à tous les enfantemens. Tu prends pitié de ceux qui sont difficiles et tu te réjouis de ceux qui se multiplient. ”
“ Je t'invoque, ô déesse qui engendres les dieux et les hommes. La nuit est le principe de toutes choses. Écoute-moi, grande déesse, tour à tour voilée d'obscurité ou couverte d'un brillant manteau d'étoiles. Tu aimes les lieux habités par le sommeil silencieux et par l'agréable paresse ; bonne déesse qui te plais aux festins, mère des songes ennemis de toutes les inquiétudes, et du repos la plus douce de toutes les choses. Amie de tous, précédée du crépuscule, tu habites tour à tour la terre et le ciel ”
Louis Watteau, Catalogue raisonné du Musée Wiertz… (1861)
“ A la droite de la glorieuse déesse, un vieillard -à barbe grise, rajeuni par le feu d'un saint enthousiasme, élève son geste vers le ciel et porte dans l'une de ses mains le livre de la sagesse et de l'expérience. ”
Charles Lévêque, L’Œuvre païenne de Raphaël
“ La déesse se tient debout, penchée légèrement en arrière et le visage tourné vers la droite. Les lignes de ses membres sont pures et calmes. Ses formes, un peu plus riches et aussi un peu plus individuelles que celles de la plastique grecque, se développent avec une irréprochable décence. Les deux bras, qui s’élèvent et s’ouvrent en un geste de maternel amour, ont une expression surhumaine. Les yeux sont inondés de tendresse, et le front, frappé d’en haut par une clarté céleste, a je ne sais quel rayonnement sacré. ”
“ Mère très-auguste de tous les dieux, viens à nous, grande déesse, accours aux sacrifices que nous t’offrons, attèle à ton char les lions terribles qui tuent les taureaux. Reine éternelle de l’univers, célèbre et justement honorée, toi qui te tiens au centre du monde, parce que, bonne déesse, tu commandes à toute la terre et tu nourris les hommes de ton lait divin ; c’est de toi que les dieux et les mortels tirent leur origine, c’est par toi que coule l’élément liquide et la mer elle-même ”
“ On me charge de porter la déesse, soigneusement enveloppée dans un voile de soie ; mes gens retroussent leurs manches jusqu’à l’épaule, brandissent des coutelas et des haches, et s’élancent bondissant, vociférant au son de la flûte, qui exalte encore leurs frénétiques trépignements. ”
Émile Michel,
Revue des Deux Mondes
“ Ici, c’est une jeune déesse qui, avec l’expression d’un indicible mépris, pose le pied sur le visage de son ennemi étendu devant elle. Plus loin, une autre déesse d’une beauté accomplie se trouve placée en face d’un géant à forme humaine, jeune et beau comme elle. ”
Juliusz Słowacki,
Oeuvres complètes de Jules Slowacki…
(1870)
“ La déesse de la nuit, apercevant les lueurs de l'aube, secoue sa chevelure flottante et en fait tomber les étoiles, qui disparaissent en partie dans l'azur de la mer, tandis que d'autres se noient dans l'éclat de l'aurore resplendissante. ”
Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Un spectacle divin aux mortels interdit. Elle se courrouça, la sévère déesse : « Jeune homme, sois puni !... je te plains cependant. » Hélas ! il avait vu sans voiles la Sagesse, Un nuage couvrit les yeux de l’imprudent. ”
“ Ayant ainsi parlé, la Déesse changea de stature et de forme, et elle rejeta la vieillesse, et la beauté respira autour d’elle, et une douce odeur s’exhala de son péplos parfumé, et la lumière jaillit du corps immortel de la Déesse, et ses cheveux roux flottèrent sur ses épaules, et la solide demeure s’emplit de splendeur autant que par la foudre, et Dèmètèr sortit des demeures. ”
Henri Heine,
Revue des Deux Mondes
“ Parmi les joyeuses divinités qui s’y régalent de nectar et d’ambroisie, vous voyez une déesse qui, au milieu de ses doux loisirs, conserve néanmoins toujours une cuirasse, le casque en tête et la lance à la main. ”
Alfred Joubert, Le Jardin de la déesse (1900)
“ Soleil couchant. Le soir drapé d'azur et mitré d'écarlate, Au ciel occidental ébauchant son décor, Sur ses plaines de pourpre et ses coteaux d'agate, Agite éperdument son grand tambourin d'or. 7 50 LE JARDIN DE LA DÉESSE Les bras lourds de colliers, les doigts chargés de bagues, La Déesse surgit à l'horizon mouvant. On entend des baisers dans le fifre des vagues Et des cris de guerriers dans la harpe du vent. Sur ses lèvres de fleur et ses yeux de mystère Le soir a balancé la caresse du jour; La Déesse rutile et sourit à la terre, Et la terre a gémi comme une urne d'amour. ”
“ Viens à nous, ô déesse qu’on vénère en frappant sur les tambours sacrés, déesse victorieuse, protectrice des Phrygiens, grande épouse de Saturne, habitante du ciel, toi qui nourris les hommes, viens assister au culte sacré que nous t’adressons. ”
Charles-Avila Wilson,
Voyage autour du monde
“ Assise dans une alcôve enfoncée, la déesse porte un collier de têtes de morts et repose ses pieds sur un cadavre sans tête ; elle brandit quatre bras armés de glaives. Au moyen d’un mécanisme dont les prêtres gardent le secret, ses yeux roulent et brillent ; chaque fois que la déesse roule ainsi ses yeux, les prêtres sonnent la cloche et les fidèles se précipitent en délire. Ce temple est situé dans un fond de cour très malpropre ”
Jean-François Champollion,
Panthéon égyptien
(1825)
“ Nul signe particulier ne distingue la déesse figurée dans notre planche 34, des nombreuses déesses égyptiennes auxquelles conviennent également le disque solaire, distinction ordinaire des Héliades, les cornes de vache, symbole de la nutrition ou de la qualité de déesse Nourrice, le modius, symbole de l’Abondance, qui surmontent la coiffure formée d’un vautour les ailes éployées, constant emblème de la maternité. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Poursuivait les grands cerfs à travers les halliers. Je rencontrai bientôt la Déesse virile Qui d’un chaste tissu couvre son flanc stérile. L’arc d’ivoire à la main et les yeux animés, Excitant de la voix ses lévriers aimés, Et parfois confiant aux échos des montagnes Les noms mélodieux de ses belles compagnes, Elle marchait, rapide, et sa robe de lin Par une agrafe d’or à son genou divin Se nouait, et les bois, respectant la Déesse, S’écartaient au devant de sa mâle vitesse. Je reposais au pied d’un chêne aux noirs rameaux, Les mains teintes encor du sang des animaux ”
Anonyme, La Rhétorique des putains (1794)
“ ANGÉLIQUE Mais vous ne m’avez parlé que des dieux. Je m’étonne que vous ne me disiez rien des déesses, et de Vénus en particulier. MARTHE Cette déesse est si connue de tout le monde, que je croyais inutile de vous en parler. Y a-t-il quelqu’un qui ignore ses galanteries ? On sait que son plaisir était de couronner hautement le pauvre Vulcain, son époux, et qu’elle s’attachait tour à tour à Mercure, à Mars, à Bacchus, à Anchise, à Adonis. Enfin, pour conclure, je vous dirai qu’il n’y avait point de pays, où quelque dieu ne descendît de temps en temps du ciel pour coucher avec des femmes. ”
Van Luu Le, Pagodes chinoises et annamites de Cholon… (1931)
“ C'est devant ces tables, à terre, sur des nattes de rotin tressé, que les croyants viennent prier et consulter la déesse sur tous les actes de la vie courante : mariage projeté, concours à affronter pour un emploi rétribué, commerce à essayer, changement de domicile, maladie dont on redoute l'issue, etc... Nous en parlerons plus loin. Pour le moment essayons de reconstituer la vie légendaire de la déesse dont la famille et l'existence paraissent certaines d'après les Chinois et dont les pouvoirs miraculeux, étayés sur des fictions populaires, sont du domaine des mythes. ”
“ Je suis bien disposée pour toi ; demande ce que tu désires. — Eh ! déesse, répondit le roi, si tu as été contente de moi, accorde à cet homme la réalisation des sentiments à laquelle il aspire. — À la demande du roi, la déesse accorda à l’homme la réalisation des sentiments, puis disparut. — Par la faveur de la déesse, ces neuf sentiments ; l’amour, l’héroïsme, la pitié, l’étonnement, la joie, l’épouvante, l’aversion, la colère, le calme, se montrèrent pour exister désormais corporellement auprès de cet homme et ne plus le quitter. — Quant au roi, il retourna dans sa capitale. ”
Henry Fielding, Tom Jones ou Histoire d’un enfant trouvé…
“ Abusés par la voix de leurs prêtres et de leurs magistrats, ils auroient cru voir, sous les traits d’une simple mortelle, la déesse elle-même. Pour nous, qui ne voulons surprendre la religion de personne, nous laisserons les esprits incrédules à qui répugne la théologie païenne, transformer, s’il leur plaît, notre déesse en bouquetière. ”
P. Jouteur, Avenir des peuples... Projet d'organisation sociale tendant à l'amélioration des classes laborieuses… (1849)
“ Observé par l'oeil méchant du destin, il cède imprudemment aux beautés de la déesse ; entraîné par le char du progrès, il tombe blessé sur sa route, et d'un oeil attristé il voit la puissante déesse s'enfuir dans la nuit des événements. ”
Jean-François Champollion,
Panthéon égyptien
“ La déesse tient en main l’emblême de la vie divine, et une tunique d’étoffe légère et transparente voile imparfaitement le corps du monstrueux quadrupède qui jadis habitait la partie inférieure du cours du Nil. ”
Charles-Marie Leconte de Lisle, Poëmes antiques (Édition nouvelle revue & considérablement augmentée… (1874)
“ Déesse au casque d'or, Pallas Tritogénie, Enseigne sa prudence aux ignorants mortels ! Viens, dis-nous ses amours, blanche fille de l'onde, Aphrodite au sein rose, ô Reine à tête blonde, Volupté, dont le rire a conquis des autels ! Vous tous, du divin Zeus, salut, enfants sans nombre, De l'Olympe éthéré jusqu'à l'Erèbe sombre Fruits de ses mille hymens, monarques étoilés Qui régnez à ses pieds & brillez à son ombre ! ”
Théophile Gautier,
Œuvres de Théophile Gautier
“ Les Déesses posent Parfois, une déesse pose (Hébert du moins s’en est vanté) , Entr’ouvrant son voile argenté Dans un reflet de apothéose. Votre portrait prouve la chose Par son air de divinité ”
“ La Déesse, d’un air simple et modeste, s’avance vers le berger, au son charmant des flûtes, et lui fait entendre par ses gestes, qu’elle lui donnera l’empire de toute l’Asie, s’il lui adjuge le prix de la beauté. ”
Ovide,
Ovide - Œuvres complètes
“ Déesse, tu descendis du ciel pour visiter un mortel ; si le langage de la vérité m’est permis, celle que je poursuis est elle-même une déesse. Sans parler de ses vertus, dignes d’une âme céleste, tant de grâces n’appartiennent véritablement qu’aux déesses. ”
Willy,
La Maîtresse du prince Jean
“ La déesse n’est pas tout à fait nue : sa tête s’orne d’un croissant et ses doigts tiennent un collier de perles. Sa jambe gauche croisée sur la droite, le bout de son pied trempe dans l’eau d’un petit ruisseau. ”
Félix Lorin, La Société archéologique de Rambouillet à Senlisse et à Dampierre (1901)
“ Des boucles d'oreilles d'or et des pierres précieuses accompagnent les joues pâles de la déesse; les bras, taillés d'une seule pièce dans deux énormes défenses d'ivoire fossile, sont d'une rare beauté ; la transparence éburnéenne, traversée de veines bleuâtres et de blancheurs rosées, joue la chair à faire illusion ; on croirait voir la vie courir sous cette belle substance si polie, d'un grain si fin, qui imite le derme délicat d'une jeune femme. ”
Jean-François Champollion,
Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens
“ J’ai reconnu, au contraire, qu’au lieu d’écrire en signes phonétiques le nom propre d’un dieu ou d’une déesse, ils représentèrent souvent, dans le contexte de l’inscription, ce dieu ou cette déesse même, orné de ses principaux attributs ; de la même manière qu’au lieu d’écrire phonétiquement les mots ⲣⲱⲙⲉ homme, ϩⲓⲙⲉ femme, ⲉϩⲉ bœuf, ⲃⲁϩⲥⲉ vache après un nom propre d’homme, de femme, de taureau sacré ou de vache sacrée, ils dessinaient simplement, comme on a pu le voir, les images d’un homme, d’une femme, d’un bœuf ou d’une vache. ”
Paul Duplessis,
Les Étapes d'un volontaire
“ La déesse de la Raison, de son coté, se sentant trop bien appuyée par la présence de ses adorateurs pour se soumettre à la grossière correction dont elle était menacée, se leva d’un bond de dessus son fauteuil, et la tête rejetée en arrière, les yeux brillants, les doigts crispés, se prépara à une opiniâtre défense ! ”
Théophile Gautier,
Romans et contes
“ elle avait l’air fatigué et languissant, mais, ainsi attendrie, sa beauté n’en était que plus pénétrante, elle prenait quelque chose d’humain ; la déesse se faisait femme ; l’ange, reployant ses ailes, cessait de planer. ”
Fénelon,
Aventures de Télémaque suivies du recueil des fables
“ On voyait la déesse qui rassemblait les peuples épars çà et là, cherchant leur nourriture par la chasse, ou cueillant les fruits sauvages qui tombaient des arbres. Elle montrait à ces hommes grossiers l’art d’adoucir la terre, et de tirer de son sein fécond leur nourriture. ”
A . Titeux T. Devilly Eugène Bareste Homer, L’Odyssée/Traduction Bareste
“ La plus noble des déesses s'éloigne en traversant son île, et moi je retourne au rivage. J'ordonne à mes compagnons de monter dans le navire et de délier les cordages ; ils obéissent aussitôt, se placent sur les bancs, et tous assis en ordre frappent de leurs rames la mer blanchissante. Circé, la puissante déesse à la voix mélodieuse [1] et aux cheveux ondoyants, nous envoie un vent favorable qui guide notre navire à la proue azurée et gonfle nos voiles. Lorsque nous avons disposé les agrès, nous nous asseyons tous et nous voguons au gré du pilote et des vents. ”
“ Les personnes pieuses adorent le pouvoir si manifeste de la grande Déesse, dans la facilité d’une telle métamorphose, et d’un miracle semblable à ceux que les songes produisent pendant le sommeil, et avec une voix haute et unanime, tendant les mains au ciel, ils publient tous cet éclatant bienfait de la Déesse. ”
