Résumé

Henry Fielding Tom Jones ou Histoire d’un enfant trouvé…

En vérité, monsieur Jones, je ne vous souhaite point de mal.
— Oh ! je reconnois bien là ce caractère adorable, cette angélique bonté qui surpasse encore vos charmes !
— Mais, monsieur Jones, je ne vous comprends pas..., laissez-moi, je ne puis rester ici davantage.
— Je ne veux point être compris... je ne puis l’être... Sophie, excusez mon délire... cette rencontre inattendue... ma surprise... mon émotion... au nom du ciel, pardonnez-moi si je vous ai offensée ; je n’en avois pas l’intention ; j’aimerois mieux mourir mille fois !
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Henry Fielding Tom Jones ou Histoire d’un enfant trouvé…

Faut-il, hélas ! que la fortune ait mis entre nous tant de distance ? Ah ! si je te possédois, quand tu n’aurois pour tout bien que les trésors que t’a prodigués la nature, est-il sur la terre un mortel à qui je portasse envie ? De quel œil de dédain je verrois la plus belle Circassienne, parée des plus riches ornements de l’Inde ! que dis-je ! si je croyois que mes yeux pussent regarder avec tendresse une autre femme, je les arracherois à l’instant de ma propre main. Oui, ma Sophie, la fortune inhumaine peut nous séparer pour toujours ; mais tant que je vivrai, je n’aimerai que toi.
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Henry Fielding Tom Jones ou Histoire d’un enfant trouvé…

De là dans une femme ces feints transports d’amour et de jalousie, ce refus constant de tous les plaisirs, pour mettre obstacle à ceux de son mari ; de là dans un mari cette contrainte habituelle qu’il s’impose, cette obstination à rester enfermé chez lui avec une compagne qu’il déteste, pour la réduire à l’unique société d’un compagnon qu’elle ne déteste pas moins ; de là encore ces torrents de larmes dont une veuve arrose les cendres d’un époux, qu’elle abreuva d’amertume pendant sa vie, et qu’elle regrette de ne pouvoir plus faire enrager après sa mort.
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