Résumé

Henry Fielding Tom Jones ou Histoire d’un enfant trouvé…

Qui sait, Partridge, s’écria-t-il, si la plus aimable créature du monde n’a pas en ce moment les yeux fixés, comme moi, sur cet astre ?
— Pourquoi non, monsieur, répondit Partridge ? Oh ! si j’avois, moi, les yeux fixés sur un bon aloyau, le diable pourroit emporter, sans que je m’en misse en peine, la lune, et ses cornes par-dessus le marché.
— Réponse digne d’un Caraïbe ! Dis-moi, Partridge, as-tu jamais connu l’amour ? ou le temps en a-t-il éteint, dans ton cœur, jusqu’à la dernière étincelle ?
— Hélas ! plût à Dieu que je ne l’eusse pas connu.
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Henry Fielding Tom Jones ou Histoire d’un enfant trouvé…

Vous faire mourir, dites-vous ? Le mariage vous feroit mourir ?
— Ô mon père, un tel mariage est pire que la mort. Ce n’est pas de l’indifférence, c’est de la haine, c’est de l’horreur que j’ai pour M. Blifil.
— Quand vous le haïriez cent fois davantage, vous l’épouserez. » Il scella cet arrêt par un affreux jurement. « Oui, s’écria-t-il en fureur, mon parti est pris, j’ai résolu ce mariage, consentez-y, ou vous n’aurez pas un sou de moi, pas une obole. Je vous verrois expirer de faim dans la rue, je ne vous donnerois pas un morceau de pain. Telle est mon immuable volonté. Songez-y bien. »
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Henry Fielding Tom Jones ou Histoire d’un enfant trouvé…

« Ô ma Sophie, s’écria-t-il, que vois-je ? quel cruel spectacle ? »
Elle jeta sur lui un doux regard, avant de répondre. « Au nom du ciel, monsieur Jones, lui dit-elle, comment vous trouvez-vous ici ? laissez-moi, je vous en supplie, retirez-vous.
— Ah ! ne me traitez pas avec tant de rigueur ! Sophie, la blessure de vos lèvres est moins douloureuse que celle de mon cœur. Que ne puis-je épargner une goutte de ce sang que j’adore, au prix de tout le mien !
— Je vous ai déjà trop d’obligations, monsieur Jones, vous le savez. »
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