Lord Byron

Lord Byron

Don Juan (1819)

Résumé

Portrait de Lord Byron Lord Byron Don Juan (1819)

Et à ses pieds, humide, froid, inanimé, pâle comme l’écume qui couvrait son front livide, et qu’elle s’efforçât en vain d’essuyer (combien doux naguère ces soins ! combien inutiles aujourd’hui !) , Juan était gisant, et rien ne pouvait ranimer le battement de son cœur éteint ; et le funèbre bruissement de la mer résonnait à son oreille comme le chant d’une sirène, et ce rêve si court semblait une vie trop longue.
XXXV.
Et en regardant le mort, elle crut voir ses traits s’évanouir et faire place à d’autres, – qui lui rappelaient ceux de son père.
Source : Gallica

Portrait de Lord Byron Lord Byron Don Juan (1819)

Tel y est le sol, et tel le cœur de l’homme.
LVI.
L’Afrique appartient tout entière au soleil, et son humaine argile est embrasée, comme son territoire ; puissant pour le bien ou pour le mal, brûlant dès sa naissance, le sang mauresque est soumis à l’influence du ciel, et les fruits qu’il enfante ressemblent à ceux du sol ; la mère d’Haïdée avait eu pour douaire la beauté et l’amour, mais l’énergie de la passion se voyait dans ses grands yeux noirs, bien qu’endormie, comme un lion, auprès d’une source.
Source : Gallica

Portrait de Lord Byron Lord Byron Don Juan (1819)

Il y a de la douceur dans le bourdonnement des abeilles, la voix des jeunes filles, le chant des oiseaux, les accents de l’enfance et ses premières paroles !
CXXIV.
Douce est la vendange quand les grappes amoncelées couvrent à profusion la terre humide de leur jus pourpré. Il est doux d’échapper au tumulte des villes pour chercher la gaieté des champs. Douce à l’œil de l’avare est la vue de ses monceaux d’or ; douce est au cœur d’un père la naissance de son premier-né ; douce est la vengeance, surtout aux femmes, le pillage aux soldats, la part de prise aux marins.
Source : Gallica

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