Résumé

Écrin poétique de littérature anglaise… (1841)

DON JUAN ET HAIDEE. 319
Tel encor, à nos yeux, noble dans son malheur,
Paraît toujours mourant le fier gladiateur.
Ce n'est plus un froid marbre, et ce serait la vie
S'il n'y brillait sans cesse une même énergie.
L'art, quand elle s'éteint dans le coeur des humains,
La transmet immortelle à l'oeuvre de leurs mains.
Ce long sommeil enfin s'achève... elle s'éveille, Non comme les vivants que le matin réveille, Mais plutôt comme un mort qui, sortant du tombeau, A tout ce qu'il revoit trouve un aspect nouveau. Sa mémoire n'a point de souvenir pénible.
Source : Gallica

Écrin poétique de littérature anglaise… (1841)

Il brûle ; il voit le lac, mais est loin de la rive : Il dit en vain : J'ai soif... Suppliante et plaintive Sa voix n'émeut personne, et l'écho seul répond ; Puis à l'écho succède un silence profond... Ah ! si l'infortuné pouvait du moins entendre Un simple mot d'adieu si triste, mais si tendre... Il mourrait consolé ; car, au dernier moment, Une vague harmonie est dans son doux accent. Quand tous les autres sons meurent à notre oreille, Lui seul va jusqu'à l'âme, un moment la réveille , Et prête à s'envoler dans le sein de son Dieu, Elle emporte un plaisir dans le dernier adieu !
Source : Gallica

Écrin poétique de littérature anglaise… (1841)

DERNIER CHANT DE BYRON EN GRÈCE
Missologhi, 22 Janvier 1824.
Il est temps que mon coeur cesse de palpiter, Puisqu'il doit brûler seul du feu qui le dévore, Et que les coeurs pour lui cessent de s'agiter. Je ne suis plus aimé !... pourtant, aimons encore !
Ma vie en est au terme où la feuille jaunit. Les fleurs, les fruits d'amour ont passé comme un songe. Aux fleurs a succédé le regret qui m'aigrit, Et les fruits n'ont laissé que le ver qui me ronge !
La flamme est dans mon sein comme au volcan fougueux Qui lui-même se mine et brûle solitaire.
Source : Gallica

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