Charles Timoléon Pasqualini, Choses du siècle et choses du coeur (1902)
“ Quand elle était pour moi le phare tutélaire, L'étoile qui sourit, L'ombre qui rafraîchit, le flot qui désaltère, Et l'ange qui bénit, L'orage m'emporta loin d'elle dans l'espace, Et, regrets superflus ! Mon bonheur disparut comme l'oiseau qui passe, Passe et ne revient plus. Le vent, l'affreux simoun aux brûlantes haleines Souffla sur mon destin Je ne vis plus que pleurs, je ne vis plus que peines Dans l'horizon lointain Et je dis résigné : le bonheur en ce monde Peut bien se rencontrer; Mais ce n'est qu'un éclair, un rêve, une seconde Qui fuit sans s'arrêter ”
