Jules Lecomte,
L'abordage : roman maritime. T. 2
(1836)
“ Enfin il remonte; le lard s'embroche dans le terrible émérillon ; une corde, dont chaque marin a reconnu la solidité, se noue à la petite chaîne, et l'appât lancé dehors retombe à la mer avec un fracas qui doit éveiller l'attention du requin. En effet, il s'approche en battant la surface de son aileron en pointe. Le requin nage vite, les matelots frissonnent d'impatience. Groupés sur le couronnement du navire, officiers, passagers et matelots concentrent leurs regards sur l'animal qui approche et dont la transparence de l'eau colore d'un vert brillant la masse mouvante. ”
