Joseph Morlent

Élements biographiques

Joseph Morlent Guide du touriste au Havre et dans ses environs… (1860)

A gauche, on a la mer. et la rade du Havre, la ville et les côteaux d'Ingouville et de Graville ; en face, la Seine, Harfleur ; à droite, le château et les falaises d'Orcher, la pointe sauvage de la Roque, et, dans un immense lointain, Quillebeuf et Tancarville ; à vos pieds, la côte Vassal et le Mont-Joli, et le plus merveilleux paysage qui se puisse voir.
Là, chaque chose a son aimant : la vague vient au rivage, le fleuve court à la mer, la fleur se tourne vers le soleil, le cœur va vers ce qu'il aime.
Source : Gallica

Joseph Morlent Les Robinsons français, ou La Nouvelle-Calédonie (1856)

Après qu'elle avait bu, elle retombait dans l'assoupissement, dans le délire, mêlait ensemble les mots les plus bizarres, au milieu desquels revenaient souvent ceux-ci : Dieu, paradis, Christ, chrétienne; puis Zéa, Édouard, Tony. Elle n'oubliait pas non plus Kart. Ce pauvre vieux chien, couché à ses pieds, la regardait avec des yeux pleins de pitié, comme s'il eût deviné que sa maîtresse souffrait : admirable instinct !
Deux jours se passèrent de la sorte, et deux jours bien longs, deux jours de fatigues inouïes, d'insomnie et de cruelle
perplexité.
Source : Gallica

Joseph Morlent Dieppe et ses environs en 1841… (1841)

Le contraste est plus frappant encore si de la nature morte vous passez à la nature vivante. La population maritime de Dieppe a conservé ses franches et vives allures, son langage énergique et coloré, ses préjugés mêmes ; renfermée dans sa spécialité elle repousse tout ce qui tend à effacer sa primitive empreinte ; hommes, femmes, enfans, vieillards, génération qui qui fuit, génération qui commence, tout ce qui tient à la mer, tout ce qui vit de la mer est encore ce qu'il était il y a trois siècles ; le temps n'a rien affaibli, rien altéré.
Source : Gallica

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